France : dénouement tragique de la traque des suspects dans l’attaque de Charlie Hebdo

France : dénouement tragique de la traque des suspects dans l’attaque de Charlie Hebdo

-Il aura fallu trois jours aux forces de l’ordre françaises pour neutraliser les suspects dans l’attaque meurtrière de Charlie Hebdo mercredi dernier. Les deux frères Saïd et Chérif Kouachi ont été tués ce vendredi en fin d’après-midi. Simultanément un de leurs proches, Amédy Coulibaly soupçonné du meurtre hier jeudi d’une policière municipale et qui retenait dans le même temps des personnes en otages dans une épicerie juive à Vincennes, dans l’est de Paris, a été abattu dans un raid des forces spéciales.

Repérés et pris en chasse par les forces de l’ordre, Chérif et Saïd Kouachi se sont retranchés avec un otage dans les locaux d’une petite imprimerie de la zone industrielle de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, aussitôt encerclés par les hommes du GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale). Dans le même temps, un homme identifié comme Amédy Coulibaly, un délinquant multirécidiviste de 32 ans, a déclenché une fusillade dans une épicerie juive cours de Vincennes dans l’est de Paris et retenu plusieurs personnes en otage. Il exigeait le desserrement de l’étau autour des frères Kouachi. L’homme serait également l’auteur d’une autre fusillade mortelle hier jeudi dans laquelle une jeune policière municipale a été tuée et un employé blessé. Amédy Coulibaly et Chérif Kouachi s’étaient rencontrés en détention et avaient tous les deux été impliqués en 2010 dans l’enquête sur une tentative d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du GIA (Groupe Islamique Armé) algérien condamné pour l’attentat à la station RER Musée d’Orsay en octobre 1995 à Paris.

Cette situation inédite a connu un dénouement tragique. A Dammartin-en-Goële, les deux frères ont fait une sortie contre les forces de l’ordre et se sont fait abattre. Simultanément, les hommes du GIGN ont lancé l’assaut contre l’épicerie juive. Le preneur d’otage a été tué et en même temps que lui quatre otages.

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