Italie : Un gouvernement de transparence

Italie : Un gouvernement de transparence

Le week-end dernier, l’ancienne cheffe de la diplomatie italienne, Federica Mogherini, a été désignée comme Haut représentant de l’Union Européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Un symbole du changement de cap de la politique développée par le gouvernement Renzi, qui se veut plus transparent dans la mise en œuvre de ses projets.

Federica-Mogherini
Sans aucun doute, cette nomination devrait aboutir à un remaniement limité d’ici le mois prochain après  un été difficile qu’a connu la troisième économie de la zone euro. Pour preuve, l’Italie a non seulement accumulé des indices économiques décevants mais a également été mise sous pression par la Banque Centrale Européenne (BCE). Raison pour laquelle le

Premier ministre italien Matteo Renzi a tenu à recadrer, dès cette rentrée, son plan de réformes structurelles allant jusqu’en 2017.

Autrement dit, en présentant une feuille de route détaillée portant sur « 1 000 jours », son équipe exécutive veut montrer sa détermination et son ambition. Dans cet ordre d’idées, le chef du gouvernement italien a présenté un nouveau site internet (www.passodopopasso.italia.it) sur lequel ses compatriotes pourront suivre la concrétisation des réformes prévues d’ici 2017. Cet échéancier précis et transparent est, en fait, la réponse de Matteo Renzi à certains de ses détracteurs qui décriaient ses multiples annonces de réformes et estimaient que ces projets ne se réaliseraient pas dans leur ensemble.

Toutefois, des précisions sur la libéralisation des marchés doivent encore être ajoutées à ce portail web pour qu’il soit complet. A noter que, pour l’heure, ce site ne reprend que des réformes déjà annoncées à l’instar de celles du Sénat et du secteur public. Cela n’a pas empêché M. Renzi d’assurer qu’ « à la fin des 1 000 jours, le marché du travail sera complètement transformé et il sera plus simple d’investir dans ce pays ». Dans la foulée, il s’est dit confiant quant à l’adoption du projet de loi sur la simplification du droit du travail (Jobs Act) d’ici fin 2014.

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