L’Italie et la Chine signent deux nouveaux accords commerciaux

L’Italie et la Chine signent deux nouveaux accords commerciaux

Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi qui a entamé hier mardi en Italie, première étape qui le conduira dans quatre autres pays européens, a signé dans la soirée à Rome, deux nouveaux accords commerciaux avec son homologue italien, Luigi D Maio. 

Lors d’une conférence de presse, le chef de la diplomatie italienne a indiqué que l’un de ces accords porte sur la fourniture de gaz naturel de SNAM, le plus grand opérateur de gazoducs d’Europe, et l’autre sur les exportations de produits alimentaires «Made in Italy» vers la Chine. Les deux pays ont également scellé d’importants partenariats dans le secteur de l’énergie et des transports.

Après l’Italie, Wang Yi doit se rendre aux Pays-Bas, en France en Allemagne et en Norvège dans le cadre d’une tournée officielle en Europe, la première du genre en dehors de la Chine depuis l’apparition de la pandémie du coronavirus en décembre 2019. 

Dans un contexte de fortes tensions entre Pékin et Washington, la Chine cherche à consolider ses relations avec l’Union européenne. Au risque de froisser les Etats-Unis, le chef de la diplomatie italienne a également dit souhaiter un resserrement des liens avec la Chine, alors que Washington dénonce régulièrement les ambitions internationales de Pékin. 

Le président américain Donald Trump reproche à Pékin d’avoir favorisé la propagation du coronavirus dans le monde et entend restreindre le développement international du géant chinois des télécommunications Huawei Technologies, qu’il accuse d’espionnage au profit de Pékin. 

L’Italie n’a pour le moment imposé aucune restriction aux activités de Huawei en dépit des appels de Washington de boycotter l’opérateur chinois.

L’Italie était alors devenue le premier pays membres du G7 à intégrer le méga projet chinois des «nouvelles routes de la soie», un projet pharaonique d’infrastructures maritimes et terrestres lancé par Pékin en 2013. 

Ce sont au total 29 contrats ou protocoles d’accords qui avaient été signés pour une valeur estimée par le gouvernement italien, à «2,5 milliards d’euros et un potentiel total de 20 milliards».

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