Espagne : sinistre dans le secteur de l’hôtellerie-restauration avec 40 000 établissements fermés

Espagne : sinistre dans le secteur de l’hôtellerie-restauration avec 40 000 établissements fermés

L’organisation patronale du secteur hôtellerie-restauration a indiqué que 40 000 cafés, bars, restaurants ou hôtels sont déjà définitivement fermé en Espagne en raison des retombées de la crise sanitaire et économique due à la pandémie de Covid-19, qui s’est traduit par un manque de touristes et de clients professionnels. 

En plein été, et alors que les frontières avec l’Union européenne ont rouvert depuis un mois, « il y a très peu de touristes dans les zones de tourisme pur et dur, comme l’archipel des Baléares où moins de la moitié des bars et restaurants avaient rouvert au 13 juillet », selon José Luis Izuel, le président de l’organisation patronale de ce secteur économique qui s’exprimait hier mardi en conférence de presse. Les affaires sont également très mauvaises dans les quartiers de bureaux des grandes villes, désertés alors que le télétravail est toujours recommandé par le gouvernement. 

Les professionnels du secteur s’attendent même à ce que 65 000 établissements, soit plus de 20% du total, soient fermé d’ici la fin de cette année, alors que le secteur hôtellerie-restauration est crucial pour une Espagne très tournée vers le tourisme, et dont les habitants prennent aussi de nombreux repas hors de chez eux.

Le chiffre d’affaires du secteur pourrait être amputé de 50% en 2020 selon l’organisation, qui craint une perte de 900 000 à 1.1 million d’emplois directs et indirects. Dans son ensemble, le tourisme représente 12% du PIB de l’Espagne, deuxième destination touristique mondiale après la France. 

Fin juin, le gouvernement a présenté un plan d’aide au tourisme de 4.2 milliards d’euros, composé essentiellement de prêts garantis par l’Etat. Mais le secteur demande des mesures plus fortes comme des transferts directs d’argent, des réductions d’impôts, ou encore des « bons vacances » à dépenser pour les Espagnols, comme le fait l’Italie. Il attend également beaucoup du plan de relance européen de prêts et subventions approuvé mardi.

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