La Turquie commence l’expulsion des djihadistes étrangers de l’Etat islamique

La Turquie commence l’expulsion des djihadistes étrangers de l’Etat islamique

La Turquie a commencé hier lundi à expulser vers leur pays d’origine les étrangers membres du groupe terroriste Etat islamique dont des ressortissants européens, qu’elle détient dans ses prisons.

Cité par l’agence turque Anadolu, le porte-parole du ministère turc de l’Intérieur a déclaré que 25 personnes, à savoir 11 français, 10 Allemands, deux Irlandais, un Danois et un Américain, faisaient pour l’heure l’objet d’une procédure d’extradition. 

Il n’a toutefois pas précisé si ces membres présumés de l’Etat islamique étaient renvoyés dans leur pays d’origine comme le pouvoir turc s’y est engagé. Le responsable turc a assuré que les «pays concernés» par les expulsions de djihadistes présumés, avaient été «avisés». 

Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, les prisons turques détiendraient 1.201 activistes de l’Etat islamique, sans préciser si ce chiffre tenait compte des 287 personnes capturées par les forces turques après leur évasion de prisons syriennes à la suite du déclenchement de l’offensive turque contre les milices kurdes dans le nord-est de la Syrie. 

Mais selon la chaîne de télévision publique turque TRT Haber, ce sont quelque 2 ;500 activistes de l’Etat islamique qu’Ankara entendrait expulser, dont une majorité vers des pays de l’Union européenne. Et selon ce média, 813 djihadistes présumés, actuellement détenus dans douze centres de rétention turcs, sont en attente d’expulsion. 

La Turquie a arrêté et placé en détention de nombreux terroristes présumés depuis qu’elle a rejoint la coalition antidjihadiste en 2015, après avoir été frappée par plusieurs attentats commis par l’Etat islamique. Le pouvoir turc a régulièrement appelé les pays européens à rapatrier leurs ressortissants qui ont intégré les rangs de l’Etat islamique en Syrie. 

L’expulsion des djihadistes présumés intervient dans la foulée de l’offensive d’Ankara lancée début octobre contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), le fer de lance du combat contre l’organisation djihadiste, une offensive vivement critiquée par l’Occident. 

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