Londres prié d’assumer ses responsabilités face aux mineurs isolés de la Jungle de Calais

Londres prié d’assumer ses responsabilités face aux mineurs isolés de la Jungle de Calais

jeune-calaisAlors que la France s’apprête à démanteler le camp de réfugiés de Calais dans sa partie septentrionale, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a accentué ce lundi, la pression sur les Britanniques pour qu’ils ouvrent plus largement leurs portes aux jeunes migrants qui espèrent rejoindre leurs familles au Royaume-Uni.

Bernard Cazeneuve a appelé la Grande-Bretagne à assumer son « devoir moral ». Le ministre français compte sur la pression médiatique dans le démantèlement du camp de réfugiés de Calais, pour faire plier le gouvernement de Theresa May en particulier pour le cas des enfants mineurs isolés.

Le gouvernement français évalue à environ 900 le nombre de migrants mineurs, le plus souvent originaires du Soudan, d’Afghanistan, d’Ethiopie et d’Erythrée, présents à Calais, sur les 7.000 à 10.000 migrants entassés dans le campement appelé la «Jungle de Calais», implanté en face des côtes anglaises.

D’après une première évaluation de la Croix-Rouge, au moins 178 des migrants mineurs ont de la famille en Grande-Bretagne et souhaitent la rejoindre. Mais les Britanniques n’ont jusqu’à présent accepté que 72 dossiers. Dans un rapport publié dimanche, la Croix-Rouge britannique a énuméré les nombreuses entraves, procédures qui traînent, demandes tatillonnes…, et qui bloquent les mineurs à Calais.

Les négociations entre Londres et Paris s’annoncent délicates alors que le temps presse avec l’approche du démantèlement de la «Jungle» de Calais, prévu avant l’hiver.

Le climat est tendu entre les deux voisins depuis le résultat du référendum sur le Brexit, dont les promoteurs avaient fait du rejet de l’immigration l’un de leurs principaux arguments.

Le sujet de l’immigration divise également en France, à quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2017, des manifestations d’hostilité dans certaines communes d’accueil ayant eu lieu face à la volonté du gouvernement socialiste de répartir les occupants de « la Jungle » dans toute la France.

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