Des opposants tchadiens appellent à une journée ville morte

Des opposants tchadiens appellent à une journée ville morte

tchad-journee-ville-morteSix candidats à la dernière élection présidentielle au Tchad ont appelé pour ce jeudi, à une «journée ville morte» dans l’ensemble du pays pour contester contre la validation mardi, de la victoire au premier tour du président sortant Idriss Déby Itno.

Avant de rejeter dans un communiqué, les résultats de ce scrutin et d’appeler à la journée ville morte, Saleh Kebzabo, Joseph Djimrangar Dadnadji, Mahamat Ahmat Alhabo, Laoukein Kourayo Médard, Brice Guedmbaye Mbaimona et Gali Ngothé Gatta avaient déposé le 26 avril dernier, un recours devant la Cour constitutionnelle.

Ce recours a été jugé irrecevable par le Conseil constitutionnel qui s’est justifié par le fait qu’un recours ne pouvait être qu’individuel.

Par ailleurs, les candidats de l’opposition ont dénoncé «un scrutin fabriqué par le MPS, administrativement mis en forme par la Céni et juridiquement entériné par le Conseil constitutionnel pour la réélection du candidat sortant».

Saleh Kebzabo a dit regretter que l’ensemble de l’opposition ne soutienne pas cette démarche et prévoit une réaction brutale du régime. Les six opposants dénoncent particulièrement les disparitions des membres des forces de défense et de sécurité commanditées par les autorités tchadiennes, accusations démenties par ces dernières, et les violations du «code électoral» pendant l’élection.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le Conseil constitutionnel tchadien avait confirmé la réélection pour un cinquième mandat, du chef de l’Etat, Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 26 ans, dès le premier tour de la présidentielle du 10 avril, avec 59.92% des voix. Il est suivi par le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo et le maire de la capitale économique Moundou avec respectivement 12.77% et 10.61% seulement des suffrages.

Selon les résultats dont ils disposaient, ce scénario est impossible pour l’opposition. Disposant des structures de l’Etat et d’une très large supériorité financière, le pouvoir avait monopolisé la campagne électorale au détriment des candidats de l’opposition aux moyens matériels et financiers limités.

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