Grande-Bretagne : Vers la fermeture des centrales électriques au charbon

Grande-Bretagne : Vers la fermeture des centrales électriques au charbon

gb-fermetureLe premier ministre David Cameron, le Premier ministre-adjoint Nick Clegg et le dirigeant de l’opposition Ed MIlliband se sont engagés, dans un document publié en fin de semaine dernière, à fermer les centrales électriques au charbon du pays. Sont plus particulièrement concernées les centrales qui n’utilisent pas de technologie de captage des émissions. Ces responsables politiques ont également promis de faire pression pour la conclusion d’un accord international sur le climat à Paris à la fin de cette année.

L’accord ne donne pas de calendrier pour l’abandon progressif des centrales. Ces générateurs alimentés au charbon émettent presque le double de la quantité de dioxyde de carbone que les générateurs alimentés au gaz. Dans la première moitié de l’année dernière, ils fournissaient encore au pays le tiers de son électricité.

Pour atteindre l’objectif de la limitation de l’augmentation des températures à 2°C, le GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts des Nations unies sur l’Evolution du Climat, a publié l’an dernier un rapport indiquant que la production de carburants fossiles sans captage et stockage de carbone devrait être abandonnée progressivement presqu’entièrement d’ici 2100. Pour les dirigeants des trois principaux partis politiques de Grande-Bretagne, agir sur le changement climatique est une opportunité pour le pays de construire une économie plus forte, plus efficiente et plus résiliente aux risques. Le Royaume uni a un objectif juridiquement contraignant visant à réduire ses émissions de 80 % par rapport au niveau de 1990 d’ici 2015.

La promesse des dirigeants des trois principaux partis britanniques de Grande-Bretagne intervient dans la perspective d’une élection nationale dans le pays en mai prochain et un jour après qu’environ 200 pays se sont mis d’accord sur une première ébauche de texte pour un accord climatique mondial attendu à Paris à la fin de l’année. Bien que la tentation d’y voir une manœuvre électorale soit très grande, les militants ont bien accueilli cet engagement, ne manquant pas de préciser que la Grande-Bretagne devenait de ce fait la première économie majeure à faire une promesse aussi explicite.

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