Traite d’êtres humains : Une compagne de Guillaume Soro jugée en France

Traite d’êtres humains : Une compagne de Guillaume Soro jugée en France

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) en France juge aujourd’hui, lundi 8, une compagne du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, pour esclavage.

Guillaume-Soro
La compagne du président de l’Assemblée nationale est poursuivie pour avoir employé deux gardes d’enfants d’origine burkinabé en région parisienne contre un salaire de misère (45 euros par mois). D’après les actes d’accusation, ces dernières ont été employées sous la contrainte.

Selon Me David Desgranges, l’avocat des deux nourrices, les faits incriminés se seraient déroulés entre 2007 et 2010, alors que le président de l’Assemblée nationale occupait le poste de Premier ministre sous la présidence de Laurent Gbagbo.

Il est à préciser qu’à l’époque des faits, ces dernières s’occupaient d’un enfant atteint d’hémophilie, né en février 2006, de l’union entre Guillaume Soro et ladite compagne.

Outre cette mission, les deux femmes devaient aussi tous les jours s’atteler à diverses autres activités jusque tard la nuit. Comme, se charger « de toutes les tâches ménagères, des courses, des repas. Malgré des journées de travail considérables, elles n’étaient rémunérées qu’à hauteur de 45 euros par mois, ne pouvaient pas sortir librement, n’avaient aucun jour de repos et ne mangeaient que du riz ou les restes », rapportent plusieurs médias français.

Placées dans une situation de dépendance matérielle totale à l’égard de leur employeur et leurs papiers d’identité confisqués, ces nourrices auraient également subi toutes sortes d’humiliations et « des pressions constantes », ajoute leur avocat.

Si les faits incriminés étaient confirmés, la compagne de Guillaume Soro, dont l’identité n’a pas encore été révélée, risque 7 ans de prison et 150.000 euros d’amende.

De leur côté, les deux nourrices ont réclamé respectivement 2.000 et 10.000 euros au titre du préjudice qu’elles ont subi.

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