Italie : Mécontentement de certains partis politiques

Italie : Mécontentement de certains partis politiques

migrantsEn l’espace des deux derniers jours, un millier de migrants a été secouru en Méditerranée par la marine italienne. Suite à cette situation récurrente, certaines formations politiques du pays ont exigé l’arrêt de ces missions de sauvetage, qu’elles jugent fortement coûteuses pour la Botte.
D’après des informations de la marine italienne, 1 149 migrants ont été secourus et débarqués sur les ports siciliens en 48 heures. Ces missions de sauvetage sont menées dans le cadre du projet Mare Nostrum, exécuté par la marine italienne en collaboration avec les gardes-côtes et des navires marchands. Une goutte d’eau qui a fait déborder le vase, déjà bien plein, de certains partis politiques italiens qui veulent, tout simplement, la suspension immédiate de ces opérations  coûtant cher au pays.
« Les citoyens italiens finissent par financer les passeurs de clandestins et une invasion de nos côtes », a déclaré Matteo Salvini, président  de la Ligue du Nord, un parti d’extrême- droite. Un avis partagé aussi, par Maurizio Gaspari de l’aile droite du parti Forza Italia, qui a même indiqué que « les passeurs annoncent le départ des bateaux pour déclencher l’intervention des secours ».
De source de presse locale, le gouvernement italien a déboursé pas moins de 60 millions d’euros (80 millions de dollars) pour la mise en œuvre de Mare Nostrum. A noter que le budget mensuel de ce projet est d’environ 9 millions d’euros (12 millions de dollars) par mois. Plus concrètement, ce financement permet le déploiement quotidien d’une moyenne de cinq navires militaires avec leurs hélicoptères, avec, à leurs bords, plus de 900 marins et officiers.
Depuis début 2014, environ 22 000 migrants et réfugiés ont gagné les côtes italiennes par bateau. Selon les autorités du pays, le nombre d’arrivées a décuplé par rapport à la même période, il y a un an. Pour rappel, l’opération Mare Nostrum a été lancée en octobre dernier à la suite de deux naufrages au cours  desquels on a  dénombré la mort d’au moins 400 migrants et réfugiés.

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