Espagne:Rajoy farouchement opposé à l’indépendance de la Catalogne

catalogne-independanceLa consultation référendaire sur l’indépendance de la Catalogne (Nord-est de l’Espagne), risque fort de ne pas avoir lieu.
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy est monté lundi au créneau pour affirmer que le référendum annoncé pour novembre prochain par le président régional de la Catalogne, Artur Mas, « n’aura pas lieu ».
Excluant toute négociation à ce sujet, Rajoy a assuré que tant qu’il est à la tête du gouvernement, il ne permettra l’indépendance d’aucune partie du territoire espagnol.
Dans un entretien à la chaîne TV Antena 3, Mariano Rajoy a rappelé à l’ordre le président régional de la Catalogne en l’invitant à respecter la Constitution approuvée par tous les Espagnols et la souveraineté du pays qui, a-t-il dit, appartient à tous les ressortissants espagnols.
En revanche, il a assuré que son gouvernement fera en sorte que la Catalogne puisse renouer avec la croissance économique et surmonter ses difficultés économiques, à l’instar de toutes les autres régions du pays.
Madrid affiche la même position à l’égard des revendications indépendantistes du pays Basque. Ce lundi, le gouvernement a exigé la dissolution définitive et inconditionnelle de l’organisation séparatiste basque ETA, qui réclame l’indépendance du Pays Basque et de Navarre.
Le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, a souligné qu’à présent, le plus important pour son gouvernement est de « faire de la dissolution de l’ETA une réalité », rappelant que les services de police ont réussi à démanteler les structures de ce groupe classé « terroriste » par les Etats-Unis et l’UE.
Très affaiblie par la traque de la police espagnole et française, ETA avait annoncé le 20 octobre 2011 qu’elle abandonnait la lutte armée qu’elle mène depuis 40 ans, pour obtenir l’indépendance du Pays Basque et de Navarre.
Mais sur le terrain, l’organisation, accusée d’être responsable de la mort de 829 personnes, refuse encore de déposer les armes et d’annoncer sa dissolution comme l’exigent les gouvernements espagnol et français.

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