L’Italie éclaboussée par des scandales de corruption en série

A  la veille des élections législatives, l’Italie vit au rythme des scandales financiers. Plusieurs scandales de corruption touchant de grandes entreprises industrielles italiennes ont éclaté ces derniers créant un peu plus de difficultés à l’économie du pays qui est déjà dans de mauvais draps. Quelques jours seulement après l’ouverture par le Parquet de Milan d’une enquête à l’endroit du patron du géant énergétique italien ENI, Paolo Scaroni, pour une affaire de corruption en Algérie, voilà qu’éclate une nouvelle affaire de pots-de-vin dans laquelle serait impliqué le patron du constructeur aéronautique italien Finmeccanica, Giuseppe Orsi.
La semaine dernière, le parquet de Milan avait ordonné une enquête contre le patron du groupe énergétique ENI, pour des commissions occultes de 197 millions d’euros, qui auraient été versées à de hauts responsables algériens, par une filiale du groupe italien, Saipem, en échange de l’attribution d’un contrat de 11 milliards de dollars par le géant algérien Sonatrach des hydrocarbures.
Dans l’affaire Finemeccanica, détenue à hauteur de 30,2 pc par l’Etat italien, Orsi qui a été arrêté lundi, est accusé d’avoir versé des commissions occultes à des membres du gouvernement indien pour la livraison en 2010, de 12 hélicoptères d’Agusta Westand, une filiale de Finmeccanica.
Trois mandats d’arrêt ont été par ailleurs, émis par le juge en charge de l’enquête au tribunal de Busto Arsizio, près de Milan, contre le patron d’Agusta Westand, Bruno Spagnolini et deux intermédiaires Guido Haschke et Carlo Gerosa installés en Suisse. Les trois mis en cause sont accusés de corruption internationale, d’extorsion de fonds et d’enrichissement illicite personnel.
Les Italiens suivent le feuilleton d’un troisième grand scandale financier dans lequel, est impliquée la banque italienne Monte Paschi de Sienne(MPS), la plus vieille banque du monde, pour des transactions frauduleuses de dérivés destinées à cacher des pertes.
Ces scandales non seulement tombent au mauvais moment pour les partis siégeant au gouvernement de Mario Monti alors que la campagne électorale bat son plein, mais décrédibilisent le pays aux yeux des investisseurs étrangers et des marchés.

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