Les Tunisiens très optimistes pour la relance de l'UMA

Le projet de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) semble repartir sur de nouveaux rails après près de 20 ans d’hibernation. Le dernier sommet s’est tenu en 1994 comme par hasard à Tunis juste après les attentats de l’hôtel d’Asni à Marrakech, suivis de la fermeture des frontières maroco-algériennes. Le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali n’a pas hésité à qualifier d’«évènement exceptionnel» le prochain sommet de l’UMA qui doit se tenir le 10 octobre à Tunis.

Ce sommet « représentera un événement exceptionnel dans le sillage des mutations profondes dans la région » en vue de répondre aux aspirations des peuples maghrébins et des attentes de nos partenaires notamment européens, a dit Jebali qui est par ailleurs attendu, le 15 juin au Maroc pour coprésider avec son homologue marocain, Abdelilah Benkirane, la 17ème Haute commission mixte. Au volet organisationnel, Jebali a insisté sur le besoin d’engager une réforme profonde du système de l’Union maghrébine à même de lui permettre d’accomplir les missions délicates se rapportant aux défis d’ordre sécuritaire, économique et social. Le terrain a été déjà balisé pour ce regroupement régional, puisque les prérogatives du conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UMA ont été élargies et les ressources humaines et matérielles mis à la disposition du Secrétariat général ont été renforcées. Au volet économique Jebali a insisté sur le besoin de parachever la création de la banque maghrébine pour l’investissement et le commerce extérieur, qui sera basé en Tunisie. Il a de même souligné la nécessité de finaliser le projet d’une zone maghrébine de libre-échange qui constitue un premier pas vers l’intégration maghrébine. Ce projet sera accompagné par la création d’une union douanière et d’un marché commun, en prélude à l’établissement d’une union économique maghrébine. En parallèle, de grands projets maghrébins seront mis en œuvre dans les domaines d’infrastructures, dont l’autoroute maghrébine et la connexion ferroviaire entre les pays membres. Une vision ambitieuse qui attend d’être concrétisée avec l’arrivée au pouvoir de nouvelles équipes dirigeantes dans le sillage du printemps arabe. Pourvu que la nouvelle tentative de faire renaitre l’UMA de ses cendres ne finisse pas comme la précédente expérience.

 

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