Tunisie-Justice : Révocation de 82 magistrats corrompus

Les nouvelles autorités tunisiennes décidées à mener sans merci leur guéguerre contre le fléau de la corruption qui ronge l’économie du pays et la société. Pour preuve, pas moins de 82 magistrats ont été démis de leurs fonctions par le ministère tunisien de la Justice, pour leur implication présumée dans des affaires de corruption.

La compromission des juges sanctionnés « ne fait pas l’ombre d’un doute », a affirmé le ministre de la justice, Noureddine Bhiri. Les mis en cause, a-t-il précisé, sont accusés d’avoir « obéi à des ordres et trempé dans des malversations, en prononçant des jugements en violation de la loi pour protéger des intérêts personnels » d’autrui. Il est reproché aux 82 magistrats d’avoir prononcé des jugements « arbitraires » dictés par des proches du régime déchu dans des procès intentés aux opposants et aux défenseurs des droits de l’Homme. Le ministère s’est en outre, réservé le droit de soumettre certains dossiers à la justice pouvant faire avancer ce dossier dans lequel seraient impliqués des proches du président déchu Zine El Abidine et de son épouse Leïla Trabelsi. Par ailleurs, deux associations de magistrats ont réfuté ces accusations se déclarant « étonnées et surprises » par cette décision. La Tunisie qui compte près de 2000 magistrats, n’est pas l’unique mauvais élève dans le monde arabe. La majorité des pays arabes souffrent de grandes failles dans le domaine de la justice et peinent à endiguer fléau de la corruption qui sévit dans le secteur.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.