UE : La Jordanie décroche l’Ok pour son statut avancé.

Après le Maroc qui obtenu son statut avancé en octobre 2008, la Jordanie vient de décrocher l’OK des instances dirigeantes de l’Union européenne (UE) pour accéder à ce titre. D’autres pays comme la Tunisie, Israël ou l’Ukraine et la Moldavie doivent encore patienter, le temps que les négociations murissent suffisamment pour enfin pouvoir emboîter le pas au Maroc, premier pays sud-méditerranéen à avoir décroché un titre si convoité.

La décision d’octroyer le statut avancé à Amman, a été annoncée lors de la neuvième réunion du Conseil d’association UE Jordanie, le 26 octobre dernier. Elle s’explique selon, Catherine Ashton, vice-présidente de la Commission européenne, par le fait que la Jordanie est considérée comme un protagoniste de plus en plus important, un acteur régional et un interlocuteur essentiel de l’Europe des 27 au Moyen-Orient. Le partenariat «avancé» avec Amman, a précisé la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, aura pour objectif primordial de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans le voisinage de l’UE. Le «statut avancé» repose, selon elle, sur des valeurs fondamentales partagées par les deux partenaires, que sont l’État de droit, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme. Pour le commissaire chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Stefan Füle, la réunion du Conseil d’association pose à l’évidence un nouveau jalon dans l’histoire des relations entre l’UE et la Jordanie. La Jordanie avait suivi le même itinéraire parcouru par le Royaume chérifien, avant d’obtenir son statut avancé, puisque son premier accord de coopération avec la Communauté européenne remonte à 1977. Les Jordaniens ont du patienter jusqu’en 2002, avant de signer avec l’UE un accord d’association, passage obligé vers le Statut avancé. Plus que l’association, moins que l’adhésion, le statut avancé vient dépasser le seuil de l’accord d’association pour atteindre un niveau renforcé de partenariat, incluant les sphères politiques et de sécurité, économique et financière, sociale et culturelle. En 2003 Romano Prodi, alors président de la Commission européenne, déclarait que les pays du sud de la Méditerranée pourraient partager avec l’UE « tout, sauf les institutions ». Les bénéficiaires du statut avancé ont donc droit à une aide conséquente auprès des fonds européens et pourront participer à des agences européennes, comme Eurojust, Europol, l’Agence européenne de la sécurité aérienne ou l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Le statut avancé est également accompagné d’un accord de libre-échange global et approfondi sur les biens, les services et les capitaux, du moins sur le plan théorique, mais sur le terrain, beaucoup de choses restent à vérifier.

 

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