La Russie porte plainte contre l’Ukraine auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme

La Russie porte plainte contre l’Ukraine auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme

Le bureau du procureur général russe a annoncé hier jeudi que son pays avait déposé plainte devant la CEDH (Cour européenne des droits de l’Homme) contre l’Ukraine. 

Moscou accuse Kiev, à travers une longue liste de griefs, d’avoir violé la Convention du Conseil de l’Europe de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales depuis le renversement du pouvoir en 2014 et l’arrivée aux commandes de dirigeants pro-européens. 

C’est la première fois de son histoire que la Russie dépose une plainte auprès de la CEDH et qui fait référence à la mort de civils, du fait des « hostilités » menées par les forces armées ukrainiennes, à l’emprisonnement illégal et aux mauvais traitements infligées à des personnes, dans le Donbass en guerre, mais aussi pendant la révolution ou encore lors de l’incendie de la Maison des syndicats d’Odessa en mai 2014. 

Le parquet russe se plaint également de discrimination à l’encontre de la population russophone et de sanctions «à motivation politique» à l’encontre d’entreprises russes. 

Il note en outre que l’Ukraine bloque l’approvisionnement en eau douce de la Crimée et tient aussi Kiev pour responsable de la destruction du vol MH17 de Malaysia Airlines en juillet 2014, faute d’avoir fermé son espace aérien au-dessus d’une zone de guerre. 

Cette dernière plainte se heurte à la position d’une enquête internationale qui a prouvé que cet avion de ligne avait été détruit par un missile BUK acheminé de Russie. 

Le procès par contumace est toujours en cours aux Pays-Bas et le gouvernement néerlandais a décidé de traîner la Russie devant la CEDH «pour son rôle dans la destruction » du vol MH17. 

La Russie et l’Ukraine sont à couteaux tirés sur fond de l’ingérence russe en Ukraine après le renversement, fin 2013, du régime de l’ancien président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, proche de Moscou. 

La situation s’est aggravée en raison du soutien de Moscou aux séparatistes qui lui sont fidèles à Donetsk, dans la région du Donbass et dans la péninsule de Crimée, dans le sud du pays, et de l’annexion ultérieure de la Crimée par la Russie à ses territoires à la suite d’un référendum unilatéral le 16 mars 2014. 

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