Le gouvernement de transition au Mali est formé mais la CEDEAO maintient ses sanctions

Le gouvernement de transition au Mali est formé mais la CEDEAO maintient ses sanctions

Le gouvernement de transition au Mali, dont la composition a été dévoilée hier lundi, se distingue par l’attribution aux militaires, les postes stratégiques de la Défense, la Sécurité, la Réconciliation nationale et l’Administration territoriale, qui organise les élections. 

Dans ce gouvernement de 25 membres, le M5, mouvement de contestation qui a participé à la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a obtenu les ministères de la Communication, de l’Emploi et de la Refondation. 

Parmi les faits marquants de ce gouvernement, c’est aussi l’inclusion de représentants de groupes armés, rebelles ou pro-gouvernementaux, impliqués dans le processus de paix, qui ont eu droit aux portefeuilles de l’Agriculture, de la Jeunesse et du Travail. 

Ce gouvernement comprend au total quatre femmes, dont Kadiatou Konaré, la fille de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré, qui s’est fait un nom dans l’édition, et qui prend le ministère de la Culture. 

Avec la formation de ce gouvernement de transition, le un retour des civils au pouvoir au Mali a franchi une nouvelle étape avant la levée des sanctions imposés au pays deux jours après le putsch militaire d’août dernier contre l’ancien président IBK, par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 

La junte a fait plusieurs concessions à la Cedeao, en renonçant à ce que son chef, le colonel Assimi Goïta, vice-président de transition, puisse remplacer le président Bah Ndaw en cas d’empêchement. 

Mais toutes les exigences des pays voisins membres de la CEDEAO ne sont pas encore satisfaites. Ces derniers exigent notamment la dissolution de la junte et la libération des personnalités civiles et militaires arrêtées lors du putsch et qui sont toujours détenues dans les geôles maliennes. 

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