A l’approche du Brexit, Londres tend la main aux pays africains

A l’approche du Brexit, Londres tend la main aux pays africains

Pour le premier forum sur l’investissement Royaume-Uni-Afrique, le Premier ministre britannique Boris Johnson a réuni hier lundi à Londres 16 dirigeants africains et plusieurs chefs d’entreprises oeuvrant en Afrique, représentant au total 21 pays. Vingt-sept contrats d’une valeur de plus de 6.5 milliards d’euros ont été signés. 

Ce sommet avait été pensé par l’ancienne Première ministre Theresa May, durant son mandat, et s’inscrit dans le programme politico-économique post-Brexit du pays. Parmi les dirigeants africains représentés figuraient le président égyptien Abdel-Fattah Al-Sissi, le dirigeant nigérian Muhammadu Buhari, ou encore le kenyan Uhuru Kenyatta. 

Aux dirigeants africains, Boris Johnson a assuré que le Royaume-Uni post-Brexit serait plus ouvert vis-à-vis des migrants originaires d’Afrique, dans la perspective avouée d’attirer les meilleurs talents. Boris Johnson a également annoncé la fin du soutien de son gouvernement aux centrales d’extraction de charbon, y compris en Afrique. 

Alors que le Royaume-Uni s’apprête à quitter l’Union européenne le 31 janvier, les Britanniques cherchent à renforcer leurs liens commerciaux et d’investissements avec un certain nombre de partenaires, notamment en Afrique. Theresa May avait déjà effectué en 2018 plusieurs visites officielles sur le continent africain, en Afrique du Sud, au Kenya et au Nigeria, trois pays membres du Commonwealth. 

L’Afrique, en effet, dont un grand nombre de pays, pas seulement anglophones, connaissent des taux de croissance très rapides, est un marché potentiel que Londres ne peut plus se permettre d’ignorer. Mais ses échanges sont actuellement plus que modestes avec Londres, alors que le continent est courtisé par les grandes puissances comme les pays émergents. 

Le Royaume-Uni est ainsi largement distancé par la Chine au premier plan, mais également par d’autres de ses partenaires européens comme l’Allemagne ou encore la France. La chancelière allemande Angela Merkel a d’ailleurs déjà organisé plusieurs sommets Allemagne-Afrique pour, entre autres, favoriser les liens d’affaires avec le continent. Et la France se prépare à accueillir du 4 au 6 juin, à Bordeaux, la 28ème édition du sommet Afrique-France sur le thème de la ville durable. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.