Maroc : La justice se saisit du cas du cyber-djihadiste refoulé de Grande Bretagne

Maroc : La justice se saisit du cas du cyber-djihadiste refoulé de Grande Bretagne

tsouliLa justice marocaine a décidé de soumettre à une  « expertise médicale » le Marocain qui a affirmé avoir subi des agressions sexuelles pendant sa détention au Royaume uni, et qui a été arrêté jeudi après avoir a semé la panique dans un quartier de Rabat, en mettant le feu dans l’appartement de ses parents.

Younes Tssouli a été refoulé mercredi de Grande Bretagne où il vivait depuis plus de dix ans à Londres. Il avait été condamné en 2007 pour cyber-djihadisme. Connu sous le nom de code Irhabi 007, ce trentenaire était considéré par les services de renseignement occidentaux comme proche d’Al Qaïda. Il a été accusé d’avoir créé des sites Internet faisant l’apologie du terrorisme, diffusé des vidéos de décapitation, piraté des cartes de crédit, etc.

Condamné en Grande Bretagne à 16 ans de réclusion criminelle pour terrorisme, il a été refoulé par les autorités britanniques mercredi et arrêté le lendemain à Rabat après avoir semé la terreur dans un quartier résidentiel de la capitale Marocaine.

Il a fallu plusieurs heures de négociations avec Younes Tssouli, qui était muni d’armes blanches, avant d’être appréhendé à l’intérieur de l’appartement du consul général britannique à Rabat, où il s’est introduit à partir de l’immeuble de ses parents.

Après son arrestation, Younes Tssouli a affirmé aux enquêteurs avoir été maltraité et subi des agressions sexuelles pendant son incarcération en Grande Bretagne. Sur la base de ces accusations, le procureur général à Rabat a annoncé dans un communiqué que l’intéressé sera soumis à « une expertise médicale pour vérification du bien fondé de ses accusations ». Si ces accusations se confirmaient, « une instruction judiciaire sera ouverte et transmise à la justice britannique pour enquête », a précisé le communiqué.

Le ministre de l’Intérieur Marocain, Mohamed Hassad, a de son côté reproché à son homologue britannique Theresa May, que les autorités de Londres n’aient pas informé leurs homologues marocaines du danger que représentait cet individu avant son refoulement.

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