Le paiement de rançons par la France condamné par Barack Obama

Le paiement de rançons par la France condamné par Barack Obama

Dans un long entretien accordé au New-York Times, le président américain Barack Obama a fustigé l’hypocrisie de la France qui paye des rançons aux terroristes tandis que son président François Hollande affirme publiquement le contraire.

reproche-rancons-franceL’attitude de la France vis-à-vis du paiement de rançons avait déjà été révélée cet été par le New-York Times. Elle a pris une nouvelle dimension aux Etats-Unis après l’assassinat en moins d’un mois de trois otages anglo-saxons, deux Américains et un Britannique, par l’Etat Islamique. Dans un article publié récemment, le quotidien américain a présenté la France comme la championne au monde dans le paiement de rançons aux organisations terroristes. L’Hexagone aurait ainsi versé 58.1 millions de dollars depuis 2008 pour libérer ses ressortissants retenus par Al-Qaïda au Maghreb Islamique. Cette politique de la France est intolérable pour son allié américain qui met en place une stratégie pour combattre l’EI en Irak et en Syrie. D’autant plus que les Etats-Unis ont toujours refusé de traiter avec les terroristes et n’ont jamais cherché à faire mystère de ce point.

L’administration américaine a été récemment accusée par les membres de la famille de James Foley, le premier otage américain à avoir été exécuté par les islamistes de l’Etat Islamique, de les dissuadés de payer une rançon. Un militaire du Conseil de sécurité nationale les aurait avertis à plusieurs reprises qu’ils risquaient des poursuites au pénal en cas de paiement d’une rançon pour la libération de leur fils.

Peu de temps après l’exécution de James Foley, le Pentagone avait reconnu qu’une opération avait été tentée pour le libérer ainsi que d’autres Américains. L’opération avait été un échec à cause de l’inexactitude des renseignements américains.L’intransigeance des Etats-Unis explique le taux de décès élevé de ses ressortissants prix en otage ; mais dans le même temps le fait que moins d’Américains soient enlevés par rapport aux autres pays occidentaux.

 

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