Espagne : Implication d’un ancien directeur du FMI dans un scandale financier

Espagne : Implication d’un ancien directeur du FMI dans un scandale financier

Ancien ministre de l’Economie espagnol et à la tête du Fonds Monétaire International entre 2004 et 2007, Rodrigo Rato a été officiellement inculpé jeudi ,pour infraction au droit des sociétés dans le cadre d’une affaire de cartes bancaires occultes.

rodri-ratoCette affaire viserait plus de 80 personnalités espagnoles, toutes dirigeantes et membres du conseil d’administration de la banque Caja Madrid puis de Bankia, née de la fusion de la première avec six autres caisses d’épargne.Entre 1999 et 2012, des cartes de crédit leur ont été accordées. Safaris, vins de marque, bijoux, vêtements de luxe, électroménager, factures de restaurants et d’hôtels, les achats effectués par les personnes en cause avec ces cartes ont totalisé un montant de 15.5 millions d’euros.Sauf que, selon les journaux, l’origine de ces fonds reste inconnue.

Après avoir soutenu qu’il considérait l’usage de ces cartes comme faisant partie de sa rémunération, Rodrigo Rato, qui a également dirigé Bankia depuis 2010, a rendu 55 000 euros sur 99 000 dépensés. Après l’avoir entendu pendant environ deux heures, le juge Fernando Andreu de l’Audience nationale, la juridiction chargée des Affaires financières à Madrid, lui a accordé trois jours pour verser une caution de 3 millions d’euros, sinon ses biens pourraient être saisis. Rodrigo Rato pourrait également perdre ses postes actuels de conseillers dans plusieurs grandes entreprises.

Comme lui, beaucoup de personnalités en cause ont remboursé les sommes dépensées, simultanément à une multiplication des démissions. Ont également été entendus par le juge Fernando Andreu, l’ancien directeur financier de Caja Madrid Ildefonso Sanchez Barcoj et l’ancien directeur de Caja Madrid de 1996 à 2009 Miguel Blesa. Ce dernier doit régler une caution de 16 millions d’euros. Rodrigo Rato étant issu du parti conservateur PP (Parti Populaire) au pouvoir, le scandale tombe au plus mal pour le gouvernement alors qu’un quart de la population active en Espagne est au chômage.

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