Proche-orient : Kerry fait pression pour la reprise des négociations

John Kerry, le secrétaire d’Etat américain s’accroche à faire revenir israéliens et palestiniens à la table des négociations, quitte à jouer sur les mots plutôt que sur les lignes de démarcation litigieuses.
John Kerry, dont c’est la sixième visite dans la région depuis qu’il est arrivé au Département d’Etat en février, a laissé entrevoir une possible reprise des négociations sur la base d’une nouvelle proposition. Les pourparlers de paix avaient été interrompus en 2010 sur fond de  divergences autour des colonies israéliennes en Cisjordanie. Israël rejetant l’arrêt des constructions comme l’exigent les palestiniens pour reprendre les négociations.
Incapable d’imposer au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne fût-ce qu’un gel des colonies de peuplement,  Washington s’ingénie à trouver des formules de rechange. Un terme nouveau est apparu dans la foulée des tractations en cours. La « retenue » dans la construction de nouvelles colonies pourrait surmonter l’obstacle représenté par les mots « gel » ou « arrêt » qui hérissent la partie israélienne. Cette « retenue » ne concerne toutefois pas les implantations de Jérusalem-Est, Goush Etzion, de Maalé Adoumim, toutes situées dans les territoires palestiniens occupés par Israël en 1967.
En tout cas, le secrétaire d’Etat américain a prolongé son séjour à Amman jeudi dans l’attente d’une réponse du président Mahmoud Abbas. Ce dernier devait consulter les instances de l’OLP qui s’attache, majoritairement, à une reprise des négociations sur la base d’une proposition faisant clairement référence à la création d’un Etat Palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967.

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