« Printemps arabe » : l’étonnante résilience du tourisme au Maroc

L’instabilité politique des deux dernières années dans le monde arabe a lourdement affecté l’activité touristique dans des pays qui en dépendent fortement comme l’Egypte et la Tunisie, mais n’a paradoxalement pas eu d’impact sur le Maroc, où l’embellie se poursuit dans ce secteur-phare de l’économie marocaine.
C’est ce qui ressort des données établies pour les cinq premiers mois de cette année. Comme en 2012, l’activité touristique a poursuivi sa progression malgré l’actualité régionale tourmentée et la conjoncture économique internationale. Si les touristes anglais, allemands, espagnols ou russes apprécient de plus en plus les souks couverts de Marrakech, les cimes enneigées de l’Atlas et les sables fins d’Agadir, les français restent la clientèle la plus fidèle. Un constat confirmé par René-Marc Chikli, le président de l’association professionnelle des Tour-opérateurs français. Pour le président de la CETO, le Maroc reste la destination « préférée » des Français. Le royaume s’est classé en tête du Top 10 des destinations où les touristes de l’Hexagone se sont rendus massivement pendant la saison d’hiver 2013.
A l’occasion de la réunion du comité exécutif du CETO, René-Marc Chikli a expliqué que les Tour-opérateurs français ont une « grande confiance » dans la destination Maroc qu’ils continuent de programmer sans hésiter, en dépit de l’instabilité dans la région et de la conjoncture internationale difficile.
En plus de la confiance, la destination Maroc doit sa bonne tenue à l’un de ses meilleurs atouts : la stabilité politique du royaume et sa réputation de pays traditionnellement ouvert. Ces avantages ont valorisé la qualité du produit et des services touristiques qui ont été relevés par les investissements opérés ces dernières années, notamment dans les stations balnéaires et la promotion du tourisme culturel.

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