Air France va supprimer 5.000 emplois d'ici fin 2013

L’emploi est devenu le maillon faible et le secteur le plus vulnérable dans la zone euro dans le sillage de la crise économique et financière qui sévit dans le vieux continent. Chaque jour apporte son lot de licenciements pour des raisons de restructuration ou dans le cadre des mesures rigoureuses d’austérité adoptées par les gouvernements des pays mis à rude épreuve par cette crise. Ce mercredi, la direction de la compagnie aérienne française « Air France » a annoncé sa décision de supprimer d’ici décembre 2013, quelque 5.122 emplois, soit quelque 10% de ses effectifs, dont 1.712 départs naturels non remplacés.

La suppression de ces emplois, précise Air France, entre dans le cadre du plan d’économie et des nouvelles dispositions conventionnelles en cours de négociation avec les syndicats du secteur. Compte tenu de l’impact des nécessaires réductions d’activité et de fermetures de lignes, les départs non volontaires ne pourraient alors être évités, prévient la compagnie, dont l’objectif principal est de se repositionner sur le chemin de la croissance. En Espagne, où l’état de santé de l’économie national s’est aggravé, Le gouvernement conservateur et les communautés autonomes espagnoles ont décidé de réduire entre 25 et 30 pc le budget réservé à l’enseignement comme l’une des mesures pour contenir leur déficit public. Cette décision qui s’inscrit dans le cadre de la politique d’austérité adoptée par le pays, implique la suppression de 80.000 postes d’enseignants dès la prochaine rentrée scolaire2012-2013. C’est ce que révèle une étude réalisée par la fédération des travailleurs de l’enseignement affiliée à l’Union générale des travailleurs (FETE-UGT). Les nouvelles mesures consistent aussi, selon cette étude, à augmenter le nombre d’élèves par classe et celui des heures de cours dispensées par les enseignants ainsi que la diminution des aides sociales.  Ce sont là des mesures sans précédents dans le système éducatif en Espagne, dont pâtira la qualité de l’enseignement, mettent en garde les auteurs de l’étude qui reprochent gouvernement et aux communautés autonomes d’avoir pris de manière « unilatérale » et « improvisée » de telles décisions. Mais, le souci majeur du gouvernement conservateur conduit par le chef du parti populaire, Mariano Rayo est de réduire comme le lui recommande Bruxelles, le déficit public de l’Espagne. Dans le secteur stratégique de l’enseignement, le gouvernement espagnol compte réduire son budget sectoriel de 4,9 pc à 3,9 pc du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2015.

 

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