Le Rafale français trouve son premier acquéreur asiatique

L’avionneur français Dassault a frappé un joli coup sur le marché asiatique. Il s’est adjugé un alléchant appel d’offres d’environ 10 milliards d’euros. En cas de concrétisation, c’est la coquette somme que devrait débourser l’Inde pour équiper son armée de 126 avions de chasse « Rafale ». Pour le président du conseil de surveillance du groupe, Olivier Dassault, « c’est une très bonne nouvelle pour la société Dassault et pour l’ensemble de l’industrie aéronautique française ». L’effet de l’annonce a été immédiatement ressenti à la bourse de Paris, où le titre Dassault a grignoté 20 pc de plus que sa valeur de la veille.

Tout en confirmant la nouvelle, le secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur, Pierre Lellouche est, quand à lui, resté « prudent » en attendant la signature du contrat, précisant que les deux parties doivent d’abord « finaliser un certain nombre de choses ». Le Rafale était en compétition avec le bi-réacteur Typhoon du consortium européen (G-B, Allemagne, Italie et Espagne), l’Eurofighter . Si le contrat avec l’Inde venait à se concrétiser, le groupe Dassault qui a rencontré toutes les difficultés du monde pour vendre son Rafale à l’export, aura une bonne référence pour convaincre d’autres nouveaux acquéreurs. Les négociations ouvertes avec les Emirats Arabes Unis pour l’achat d’une soixantaine d’appareils pour 6 à 8 milliards d’euros, tardent encore à se concrétiser comme c’est le cas avec le Brésil et la Suisse. Les Émiratis ont donné du fil à retordre à Dassault. Ils exigent l’équipement des appareils par le futur missile Meteor de MBDA. Ils demandaient aussi, avant de céder sur ce point, que la poussée du moteur M-88 passe de 7,5 tonnes à 9 tonnes. La troisième exigence des Émiratis qui a été satisfaite, consistait à équiper le rafale du même Pod Sniper dont sont dotés les F-16 de l’armée émiratie. Enfin pour acheter le Rafale, les Emiratis ont demandé à la France de les débarrasser (à prix d’or !) des 63 Mirage-9, en les revendant à la nouvelle armée libyenne. Si pour le moment, le Rafale a prouvé ses performances dans le ciel, il peine encore à surmonter toutes les épreuves sur terre.

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