Les PMA au devant de la scène à Istanbul

Les Pays les Moins Avancés au devant de la scène du 9 au 13 mai à Istanbul. La capitale turque abrite à partir de ce lundi les travaux de la 4ème Conférence des Nations-unies sur les Pays les Moins Avancés (PMA-IV). La bonne gouvernance dans les PMA, la lutte anti-corruption, la fuite des capitaux, le blanchiment d’argent sale et l’aide au développement domineront les débats de la Conférence d’Istanbul. Outre le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, près de 60 chefs d’Etat et de gouvernements, 100 ministres et de milliers de parlementaires, de représentants du secteur privé et de la société civile, ainsi que de hauts responsables d’organisations internationales, prennent part à cette conférence.

Les travaux de ce forum mondial seront sanctionnés par l’adoption d’une déclaration politique et d’un plan d’action en faveur des PMA pour la période 2011-2020. Il est question également de se pencher sur le Plan de Bruxelles, en vigueur depuis 2001 pour soutenir les PMA, des pays qui ont un revenu annuel par habitant de moins de 745 dollars et ne contribuent qu’à hauteur de 1 pc dans le commerce mondial. Créée en 1971, la catégorie des Pays les Moins Avancés comprend 48 Etats (33 en Afrique, 14 en Asie-pacifique et un (Haïti) dans l’hémisphère des Amériques). Ils totalisent plus de 880 millions d’habitants, qui vivent dans leur majorité en dessous du seuil de la pauvreté, même si nombre de ces PMA sont des pays riches grâce à leurs ressources naturelles notamment énergétiques. Le dimanche 8 mai, s’est tenu un forum des parlementaires à l’initiative du l’Union interparlementaire (UIP) et de la Grande Assemblée Nationale turque, avec le soutien du Bureau du Haut représentant des Nations-unies pour les PMA et la participation des Pays en développement sans littoral et des petits Etats insulaires en développement. Cette rencontre a permis la discussion des questions en relation avec la problématique du développement des PMA et les grandes lignes du programme d’action parlementaire mondial qui sera soumis à la PMA-IV. Jusqu’à cette date, hormis les pays scandinaves, les Pays-Bas et le Luxembourg, les pays développés ont échoué à honorer leur engagement de consacrer 0,7 pc de leur PIB aux pays en développement, sous forme d’Aide publique au développement. Beaucoup de promesses et peu de concret.

 

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