Israël : un nouveau boss à la tête du Mossad

Le Mossad, service des renseignements israéliens, a un nouveau boss. Il s’agit d’un vétéran du service, Tamir Pardo 57 ans, dont la nomination a été annoncée lundi par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu. Il vient prendre la relève du chef sortant, Meïr Dagan qui prend sa retraite en décembre. Celui-ci a dirigé pendant huit ans le Mossad, une durée jugée particulièrement longue pour ce poste très sensible dans la hiérarchie de l’appareil sécuritaire à Tel-Aviv.

Tamir Pardo, un pur produit du service des renseignements israéliens, a longtemps servi à des postes importants au sein du Mossad, dont il a été le numéro deux. Netanyahu en remerciant le directeur sortant pour «sa contribution importante à la sécurité d’Israël », a tenu a faire l’éloge de son successeur Tamir Pardo pour son expérience de plusieurs dizaines d’années au sein du Mossad.Le chef du gouvernement de l’Etat hébreu s’est dit convaincu que le nouveau patron du service des renseignements est capable de diriger l’organisation pendant les prochaines années qui « présenteront à l’Etat d’Israël de nombreux défis ».
Le nouveau boss du Mossad, peu connu dans l’opinion publique, a intégré les services secrets israéliens en 1980. Auparavant, il a servi dans la fameuse unité Sayeret Matkal, aux côtés de Yonathan Netanyahou, frère de l’actuel Premier ministre, tombé dans la fameuse opération d’Entebbe en 1976. Un commando des forces spéciales israéliennes s’était rendu à l’époque en Ouganda avec pour mission, de libérer une centaine de passagers, d’un avion d’Air France détourné par des pirates de l’air pro-palestiniens. Pardo avait également participé à d’autres opérations menées par une unité dont le commandant n’est autre que le ministre de la Défense, Ehud Barak.
Le directeur sortant du Mossad quitte ses fonctions en laissant planer de nombreux points d’interrogation sur son rôle dans le sabotage du programme nucléaire iranien. Pas plus tard qu’hier lundi, le Régime iranien accusait le Mossad et la CIA d’être les commanditaires d’un attentat à la bombe, commis en plein cœur de Téhéran, contre deux scientifiques nucléaires iraniens, dont l’un d’eux a été tué sur place et l’autre grièvement blessé.
Cette hypothèse se trouve renforcée depuis la publication par Wikileaks, dimanche soir, de comptes rendus rédigés par des diplomates américains, dont certains passages résument de façon détaillée les «cinq piliers de la stratégie israélienne face à l’Iran», parmi lesquels figurent la mise en place d’actions clandestines.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.