Israël : Les affaires étrangères et le Mossad coupent les ponts

Depuis que le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a décidé de confier la préparation de son futur voyage en Grèce au service de renseignement de l’état Hébreu, le Mossad, les fonctionnaires du ministère des affaires étrangères, en grève, ont déclaré qu’ils couperaient les canaux de communication avec la centrale d’espionnage.  Selon le comité des employés du ministère des affaires étrangères israélien, le recours au Mossad pour préparer le départ vers Athènes la semaine prochaine serait une tentative de « casser » la grève des diplomates.

Ces derniers réclament une revalorisation de leurs salaires et de leurs traitement, demandant leur indexation sur ceux du …Mossad ou  du Shin Bet (renseignement militaire). Selon des sources à Jérusalem, c’est le patron de la centrale de renseignement « himself », Meir Dagan, qui a remis le dossier à son équipe, après que le premier ministre israélien l’en aie personnellement chargé. Cette confrontation interservices de l’état hébreux pose encore une fois le problème récurrent Israël  de la proximité du Mossad avec le premier ministre, l’agence n’ayant à rendre des comptes qu’à lui, ce qui pose problème notamment lors d’opérations ratées engendrant des levées de boucliers internationales. Lors des six derniers mois, le Mossad a été impliqué dans plusieurs affaires qui ont défrayé la chronique, notamment l’assassinat à Dubaï en janvier dernier de l’un des hauts cadres du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh. Cette affaire avait considérablement terni l’image du Mossad, tant il semblait que l’opération avait été précipitée et surtout mis en cause des civils israéliens à travers l’usage de leurs noms comme couverture pour les agents. Les Emirats arabes Unis avaient alors réagi très violemment.  Plus récemment, l’attaque contre la flottille de la liberté a semé le trouble quant aux capacités d’évaluation de l’agence de renseignement israélienne.

 

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