Guerre en Ukraine : deux Britanniques et un Marocain condamnés à mort par la République séparatiste de Donetsk

Guerre en Ukraine : deux Britanniques et un Marocain condamnés à mort par la République séparatiste de Donetsk

Les agences de presse russes ont annoncé que deux Britanniques, Aiden Aslin et Shaun Pinner, et un Marocain, Brahim Saadoun, faits prisonniers en Ukraine lors de la bataille de Marioupol, où ils combattaient pour Kiev, ont été condamnés à mort hier jeudi pour mercenariat par la justice des autorités séparatistes de Donetsk. 

Selon l’agence officielle russe TASS, Shaun Pinner et Brahim Saadoun avaient plaidé non coupable mercredi aux accusations de « mercenariat » mais reconnu leur participation aux combats « visant la prise violente du pouvoir ». 

A la fin du mois d’avril, la famille d’Aiden Aslin, 28 ans, avait expliqué que ce dernier avait déménagé en 2018 en Ukraine, où il a rencontré sa petite amie et s’est, finalement, installé à Mykolaïv. Il avait décidé de rejoindre les marines ukrainiens et a servi dans cette unité pendant près de quatre ans. 

La famille de Shaun Pinner avait aussi expliqué que celui-ci n’était « ni un volontaire ni un mercenaire, mais sert officiellement dans l’armée ukrainienne conformément à la législation ukrainienne ». Il s’était lui-aussi installé en 2018 en Ukraine et a épousé une Ukrainienne. 

De même, le Marocain Brahim Saadoum se serait engagé, selon des déclarations recueillies par son avocat et reprises par la presse, auprès des Marines ukrainiens pour une durée du trois ans à partir de décembre 2021. 

Pavel Kossovan, l’avocat de l’un des trois hommes, a précisé à l’agence officielle russe TASS que les trois accusés vont « faire appel ». 

Le Royaume-Uni s’est dit « très préoccupé » à l’annonce de la condamnation à mort de ses ressortissants. 

Dans un tweet, la ministre britannique des Affaires, Liz Truss a déclaré que ces derniers étaient des prisonniers de guerre qui avaient fait l’objet d’un simulacre de jugement sans aucune légitimité. 

Downing Street a rappelé que, selon la convention de Genève, les prisonniers de guerre bénéficient de l’immunité des combats et ne devraient pas être poursuivis pour leur participation aux hostilités, et que « les prisonniers de guerre ne devraient pas être exploités pour des raisons politiques ».