Rabat souhaite une coordination diplomatique à double sens avec Ryad et Abu Dhabi

Rabat souhaite une coordination diplomatique à double sens avec Ryad et Abu Dhabi

Le Maroc souhaite une coordination à double sens en matière de politique étrangères avec les pays du Golfe et particulièrement avec l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, a déclaré jeudi à Casablanca, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita.
Lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec son homologue jordanien à l’occasion de la visite officielle du Roi Abdallah II de Jordanie au Maroc, le ministre Nasser Bourita qui parlait des rapports diplomatiques entre Rabat et les pays du Golfe, a tenu a préciser qu’il s’agit d’une «affaire de souveraineté» pour le Maroc, soulignant que la coordination avec ces pays «doit se faire de part et d’autre».
La clarification du chef de la diplomatie marocaine formulée en présence du ministre jordanien des affaires étrangères, Ayman Safadi, intervient peu après les entretiens en tête-à-tête qu’a eux le Roi Mohammed VI avec le Roi Abdallah II, ce jeudi au palais royal de Casablanca.
«Du point de vue du Royaume du Maroc, a rappelé Nasser Bourita, les relations avec les pays du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, ont toujours été des relations historiques profondes. Le Maroc a toujours tenu à les préserver et à les renforcer».
Néanmoins, a-t-il expliqué, «il peut arriver qu’on ne soit pas d’accord sur certaines questions, la politique étrangère étant une affaire de souveraineté» et au Maroc, a-t-il dit, «elle est, en outre, fondée sur des principes et des constantes».
«La coordination devrait se faire dans les deux sens. Elle ne doit pas être à la carte, elle doit couvrir toutes les questions importantes au Moyen-Orient comme en Afrique du Nord, à l’instar de la crise libyenne», a insisté le ministre marocain.
Il a également estimé que «la préservation de cette relation devrait être un souci de part et d’autre». «Si ce n’est pas le cas, a-t-il souligné, il serait normal que toute les alternatives soient examinées».

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