Brexit : Theresa May au pied du mur

Brexit : Theresa May au pied du mur

Malgré une crise sans précédent marquée par une série de démissions de ministres et une rébellion au sein de son parti depuis son annonce, la Première ministre britannique, Theresa May reste déterminée à faire passer son projet d’accord sur le Brexit.

Les choix possibles sont désormais des plus restreints pour la Première ministre britannique. Theresa May se dirige vers un vote de confiance au parlement britannique.

Plusieurs députés conservateurs affirment que la barre des 48 députés tories, 15% du Parti au Parlement, est presque atteinte et réclament une nouvelle direction pour que ce vote de confiance puisse avoir lieu.

Il faudra alors qu’une majorité des 315 députés du parti vote contre elle pour la renverser. Le cas échéant, un nouveau dirigeant sera choisi, mais pas avant des semaines, voire des mois, ce qui bouleverserait totalement l’agenda du Brexit.

Dans le cas contraire, si Theresa May, qui a déjà surmonté plusieurs crises depuis son arrivée au pouvoir après le référendum de juin 2016 sur le Brexit, parvient à remporter le vote de confiance se retrouvera en position de force et pourra faire avancer son projet d’accord de sortie de l’Union européenne à la date prévue du 29 mars 2019.

L’autre obstacle de taille qui se dresse sur le chemin de la Première ministre est d’arracher l’accord du Parlement mais la partie est loin d’être gagnée tant le projet d’accord présenté suscite des critiques.

En cas de rejet de l’accord, les députés pourraient demander à Theresa May de renégocier avec l’Union européenne, ce que celle-ci refuse déjà, ou alors l’opposition travailliste pourrait déposer une motion de défiance contre le gouvernement et déclencher des élections anticipées qui seraient les deuxièmes que le Royaume-Uni connaîtrait en deux ans.

Theresa May a d’ores et déjà rejeté l’idée d’un nouveau référendum sur le Brexit, ce qui fait la seule alternative qui lui reste est une sortie sans accord, réinstaurant de fait les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais un tel scénario catastrophique est fortement redouté par les milieux économiques et financiers britanniques.

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