Espagne : L’économie se maintient contre vents et marées

Espagne : L’économie se maintient contre vents et marées

Selon l’Institut national espagnol des Statistiques, l’économie espagnole a enregistré une hausse de son Produit Intérieur Brut de 3.2% en 2016, stimulée par la consommation, les exportations et le tourisme, accompagnée de la création de 541.700 emplois.

Cette performance a été réalisée en dépit de l’incertitude politique sur l’avenir du pays.

Défiant les prévisions des organismes internationaux, l’Espagne a réussi l’an dernier à maintenir son rythme de croissance avec la même vigueur qu’en 2015. Sur le front de l’emploi, la création de 541 700 nouveaux postes de travail l’an dernier a permis de faire tomber le taux de chômage à 18.6% en décembre, l’éloignant des pics de 27% atteints en 2013.

Pourtant, l’Espagne vient de traverser une année politique chaotique et incertaine, piloté par un gouvernement en fonction sans marge de manœuvre pendant que le Parlement, fragmenté par l’irruption de nouvelles forces politiques, se déchirait sans arriver à constituer de majorité claire.

Mais malgré son intensité, la reprise espagnole continue de présenter des signes de fragilité. L’emploi créé l’an dernier demeure peu qualifié. Il a été porté en grande partie par une année touristique record qui a favorisé les embauches temporaires dans l’hôtellerie et les services. De plus, en Espagne comme dans les pays alentours, les annonces d’un ralentissement économique se multiplient et il devrait avoir un impact non négligeable sur l’emploi créé.

Qu’à cela ne tienne, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy n’a pas tardé à s’emparer des excellents chiffres publiés par l’Institut national des Statiques pour revendiquer l’efficacité de ses politiques d’austérité, qui lui permettent au passage d’aborder plus sereinement les objectifs fixés dans le pacte de stabilité, qui prévoient de ramener le déficit public à 3.1% fin 2017, contre 4.6% pour 2016.

Le chef du gouvernement espagnol espère cette année retrouver tout le PIB perdu durant les cinq années de récession et table aussi sur la création de 400 000 nouveaux emplois.

 

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