Les décès de migrants en Méditerranée affichent un record en 2016

Les décès de migrants en Méditerranée affichent un record en 2016

D’après les Nations unies, l’année 2016 a été la plus meurtrière pour les migrants africains en mer Méditerranée avec le décès de près de 5.000 migrants ayant tenté la traversée vers l’Europe.

Au cours de la même année, le nombre de personne ayant traversé la mer a fortement diminué. Ils n’ont été que 360.000 hommes, femmes et enfants à avoir tenté la traversée de la Méditerranée cette année contre près d’un million en 2015, précise-t-on de source proche de l’ONU.

L’Organisation internationale pour les migrations a recensé 7.189 morts ou portés disparus dans le monde, dont 4.812 rien qu’en Méditerranée, ce qui représente 20 décès par jour et fait de la traversée de la Méditerranée centrale pour les migrants, un trajet plus meurtrier que la guerre au Yémen.

Plusieurs facteurs expliquent ce sinistre record. En premier lieu vient la cupidité des trafiquants qui, pour maximiser leurs gains, entassent un nombre trop important de migrants sur des embarcations précaires. Viennent ensuite les facteurs qui poussent les migrants à l’exil que sont la crise politique en Ethiopie, le désordre violent qui règne en Somalie, la dictature en Erythrée, la misère dans les bidonvilles et les campagnes d’Afrique de l’Ouest et centrale, ou encore l’épuisement de déplacés perpétuels, à cause de Boko Haram, ainsi que  la répression, la dégradation de l’environnement et la sécheresse.

2016 aura également été l’année d’un autre record, celui du nombre de migrants arrivés par bateau en Italie. D’après les statistiques publiées en décembre par le ministère italien de l’Intérieur, ils ont été plus de 181.000 personnes, un chiffre en hausse de 18% par rapport à 2015, ce qui porte le nombre de migrants et réfugiés arrivés dans la péninsule ces trois dernières années, à plus d’un demi-million.

L’Union européenne sera attendue en 2017 sur le dossier de l’immigration clandestine, elle qui a entrepris, pour réduire le flux, la formation des garde-côtes libyens et une collaboration avec les pays africains par lesquels transitent les migrants comme le Niger.

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