Le nouveau maire de Johannesburg se lance le défi de relever l’économie de sa municipalité  

Le nouveau maire de Johannesburg se lance le défi de relever l’économie de sa municipalité   

da_herman_mashabaLe nouveau maire de Johannesburg, Herman Mashaba, issu de l’Alliance démocratique (DA, opposition), ambitionne de remettre sur pied la capitale économique sud-africaine où près de la moitié des 5 millions d’habitants vivent sous le seuil officiel de pauvreté, avec un revenu mensuel inférieur à 184 dollars.

Il s’est fixé pour objectif de faire  progresser l’activité de sa ville de 5% par an, alors que la banque centrale a prévu pour le pays une croissance nulle en 2016. Le sort des populations les plus démunies, en grande majorité noires, figure parmi les priorités du nouveau maire. «Il ne fait aucun doute que la priorité doit être accordée aux pauvres, c’est une affaire qui relève des droits de l’homme», a-t-il fait savoir.

En tout, d’ici à la fin de son mandat en 2021, Herman Mashaba compte ramener de 25 à 20% le taux de la population sans emploi de sa ville. L’homme d’affaires Mashaba accuse le Congrès national africain (ANC), qu’il a quitté il y a deux ans, d’être l’auteur de la dégradation de la situation économique de l’Afrique du Sud. «Aujourd’hui, les gens n’ont pas d’emploi. Ils vivent dans la difficulté. Le gouvernement de l’ANC a laissé tomber le peuple», a-t-il déploré.

Cette conviction partagée par une bonne partie de la population sud-africaine, a d’ailleurs été à l’origine de l’éviction de l’ANC, lors des élections municipales d’août passé, de la tête des villes emblématiques du pays comme Johannesburg, la capitale Pretoria ou encore Port-Elizabeth (sud) qui étaient entre les mains du parti de Nelson Mandela depuis la fin de l’apartheid.

«Je sais que l’ANC aimerait bien que l’on échoue», a estimé Herman Mashaba. «On m’a qualifié de novice en politique (…) les gens disaient de moi que je n’avais aucune chance de devenir maire de Johannesburg», mais «aujourd’hui me voilà dans ce fauteuil.»

Mashaba, 56 ans, a fait de la réussite de son mandat la condition d’une nouvelle candidature pour le même poste de maire de Johannesburg, et le chemin qui pourrait ouvrir la voie à son parti pour la présidentielle prochaine.

 

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