L’Allemagne va débourser plus de 100 milliards $ pour l’accueil des demandeurs d’asile

L’Allemagne va débourser plus de 100 milliards $ pour l’accueil des demandeurs d’asile

des-volontaires-participent-a-une-distributionL’Allemagne envisagerait de dépenser, d’ici la fin 2020, environ 93,6 milliards d’euros (103 milliards de dollars) pour accueillir les demandeurs d’asile, rapporte samedi le journal allemand Der Spiegel, citant un document du ministère allemand des Finances qui s’apprête à des négociations avec les seize Länder.

Dans ses calculs, ce ministère a considéré le coût relatif à l’hébergement et l’intégration des réfugiés et, également, celui des dispositions ayant pour objectif de s’attaquer aux causes du départ de milliers de migrants et réfugiés des régions pauvres ou en guerre.

Ainsi, les dépenses relatives au versement d’allocations chômage, d’aides au logement et d’autres prestations sociales en faveur des demandeurs d’asile d’ici la fin 2020 ont été estimées à 25,7 milliards d’euros (28,3 milliards de dollars). Pour ce qui est des cours de langue, ils s’élèveraient à 5,7 milliards d’euros (6,3 milliards de dollars) sur la même période, pendant laquelle 4,6 milliards d’euros (5,1 milliards de dollars) seraient consacrés à des mesures pour aider les réfugiés à trouver de l’emploi.

En 2015, l’Allemagne a accueilli plus d’un million de réfugiés, originaires, en majorité, de Syrie et d’autres zones de guerre. Cette année, le nombre d’arrivées a reculé, entre autres, suite à l’accord conclu entre l’Union Européenne (UE) et Ankara, sur base duquel les migrants arrivant dans les îles grecques devraient être renvoyés vers la Turquie.

L’Allemagne s’attend donc à accueillir 600 000 migrants en 2016, 400 000 l’année prochaine et 300 000 dans chacune des années à venir, selon le document de son ministère des Finances. Une nouvelle rencontre pour parler de la répartition des coûts entre autorités fédérales et régionales est prévue pour le 31 mai prochain. Les deux parties ont des divergences sur le coût de la crise migratoire et sur la part que Berlin devrait prendre en charge.

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