Le pressing des humanitaires continue pour forcer le blocus israélien

Alors que le gouvernement de Tel-Aviv s’obstine toujours à maintenir son blocus imposé depuis 2007 aux populations palestiniennes, les convois maritimes d’aide humanitaire continuent à affluer vers la bande de Gaza. Un convoi humanitaire européen,affrété par l’organisation « Partenaires de la paix et du développement pour les Palestiniens en Europe »

, est  arrivé ce lundi 9 août, à Gaza, via le point de passage de Rafah.Par ailleurs, les autorités libanaises n’ont pas obtempéré aux pressions de Tel Aviv, donnant leur aval, à deux bateaux venant de Grande Bretagne, le Mariam et le Naji-Alali, pour quitter le port libanais de Tripoli à destination de la Bande de Gaza. Entièrement composée de femmes (des militantes, médecins, avocates ou journalistes) chrétiennes et musulmanes, cette flottille va tenter elle aussi, de forcer le blocus israélien et acheminer son aide humanitaire aux Palestiniens de la bande de Gaza. L’ambassadrice israélienne à l’ONU, Gabriela Shalev, a prévenu que son pays se réservait le droit d’arraisonner la flottille pour éviter qu’elle ne fournisse des armes aux Palestiniens. S’agissant de l’enquête internationale sur l’assaut militaire israélien contre le ferry Mavi Marmara, dans les eaux internationales, faisant neuf morts parmi les humanitaires turcs, Israël s’entête toujours à lier sa coopération avec la commission d’enquête de l’ONU, à l’abstention de celle-ci d’interroger les soldats du Tsahal, auteurs de l’abordage. Nir Hefetz, porte-parole du Premier ministre a insisté sur le fait que cette commission ne devait pas porter atteinte aux intérêts vitaux et à la sécurité d’Israël. Parallèlement, le comité Turkel, organe d’enquête interne israélien sur le raid de la marine israélienne contre la flottille Mavi Marmara, a entamé lundi matin, sa première série d’interrogatoires de hauts responsables israéliens. Commentant cette mise en scène, nombre d’observateurs s’accordent à dire que dans son verdict final, la commission interne va sans nul doute, innocenter et les hauts dirigeants civils et militaires israéliens et les soldats du Tsahal, auteurs de l’abordage meurtriers. La seule question qui se pose est de savoir à quel degré Israël est prêt à coopérer avec la commission d’enquête de l’ONU pour déterminer les responsabilités dans l’attaque meurtrière contre le ferry Mavi Marmara.

 

 

 

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