Covid-19 : l’OMS recommande l’utilisation du vaccin de Johnson & Johnson même contre les variants

Covid-19 : l’OMS recommande l’utilisation du vaccin de Johnson & Johnson même contre les variants

Le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination de l’OMS, qui s’est réuni lundi, a publié hier mercredi ses recommandations sur l’utilisation du vaccin développé par le géant pharmaceutique américain Johnson & Johnson, le recommandant même dans les pays où circulent les variants du coronavirus les plus contagieux. 

En conférence de presse, Alejandro Cravioto, président du groupe d’experts, a précisé que le vaccin était recommandé dès 18 ans et sans limite d’âge. Les experts soulignent qu’un intervalle de 14 jours doit être respecté entre l’administration de ce vaccin et de tout autre sérum protégeant contre d’autres maladies. 

Le vaccin Johnson & Johnson est le premier, bénéficiant d’un feu vert de l’OMS, qui l’a homologué vendredi, à ne nécessiter qu’une seule injection au lieu de deux et à pouvoir être stocké à des températures de réfrigérateur. Le groupe pharmaceutique s’est aussi engagé à le vendre à prix coûtant. 

Le vaccin de Johnson &Johnson est autorisé en urgence aux Etats-Unis depuis fin février et l’est également au Canada depuis début mars, et depuis le 11 mars dans l’Union européenne. Avant cela, l’Afrique du Sud avait également commencé à l’administrer. 

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a indiqué espérer que le système international Covax reçoive « le plus vite possible » 500 millions de doses du vaccin de Johnson & Johnson. 

Selon le directeur scientifique de l’entreprise américaine, Paul Stoffels, le vaccin Johnson & Johnson est le premier « qui a été étudié à très grande échelle (environ 40 000 personnes) y compris sur les variants ». 

Il a atteint des taux d’efficacité de 64% conter les formes modérées à sévères du Covid-19 et de 81.7% contre ses formes graves en Afrique du Sud, où un variant davantage transmissible est largement répandu, et des niveaux sensiblement similaires au Brésil, également touché par un variant qui préoccupe les experts.  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *