Les pourparlers sur l’exploitation du Barrage de la «Renaissance» se poursuivent au Caire

Les pourparlers sur l’exploitation du Barrage de la «Renaissance» se poursuivent au Caire

Pendant que le gouvernement éthiopien s’apprête à achever la construction de son gigantesque barrage de la «Renaissance» sur le Nil bleu, de nouveaux pourparlers sur la répartition des eaux du Nil se sont ouverts lundi au Caire.
Du côté égyptien, des cultivateurs se réunissent déjà pour déterminer qui arrosera son champ en premier alors que l’eau provenant du Nil est de plus en plus rare. «Mon champ est à sec depuis des jours. J’ai besoin d’eau avant que d’autres ne se servent », assure Mohamed Omar, un agriculteur sexagénaire installé à Baharmis, un village situé au nord-ouest de la capitale égyptienne, précisant que l’eau du Nil, est particulièrement insuffisante pendant l’été.
Le Nil vivifie les dix pays qu’il traverse. Pour ce qui est de l’Egypte, il permet de couvrir 97 % de ses besoins en eau et ses rives abritent 95 % de la population correspondant à 100 millions d’âmes aujourd’hui.
Le pays des pharaons est aujourd’hui confronté à une crise de l’eau en raison de sa surpopulation, du changement climatique et de la pollution due aux eaux usées et aux déversements industriels.
Ainsi, l’immense barrage, dit de la « Renaissance », que l’Ethiopie construit sur le Nil bleu suscite beaucoup d’inquiétudes pour les autorités égyptiennes, bien qu’Addis-Abeba assure que l’Egypte ne sera pas affectée. A l’opposé, le Soudan juge que ce barrage sera bénéfique, car il fournira du courant électrique et permettra de réguler les crues du Nil.
Ces trois pays ont entamé lundi de nouveaux pourparlers dans la capitale égyptienne. Il est à noter qu’aucun accord définitif n’a été conclu en neuf années de discussions entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan.
Le mois dernier, ces trois Etats ont convenu à Washington de continuer les négociations au sujet des points de divergence sur le remplissage du réservoir et le fonctionnement du barrage.
La partie égyptienne plaide pour un minimum annuel garanti de 40 milliards de mètres cubes, ce à quoi Addis-Abeba n’a pas donné son aval.

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