Golfe persique : confusion autour du drone abattu hier par l’armée américaine

Golfe persique : confusion autour du drone abattu hier par l’armée américaine

Démentant les informations du président Donald Trump, le gouvernement iranien assure qu’aucun de ses appareils sans pilote n’a été détruit et que l’armée américaine a abattu un de ses propres drones par erreur.

Dans un message écrit en anglais sur Twitter, le ministre-adjoint iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi assure que la République islamique n’a perdu « aucun drone dans le détroit d’Ormuz ou ailleurs ».

L’incident vire à l’imbroglio diplomatique. Peu avant le message du ministre iranien des Affaires étrangères adjoint, le président américain Donald Trump avait lui-même annoncé devant des journalistes à la Maison Blanche que le navire amphibie américain USS Boxer avait détruit en vol un drone qui ne se trouvait plus qu’à environ 1000 mètres de lui, après avoir ignoré plusieurs appels radio à s’éloigner.

Un porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman a précisé que l’incident était survenu à 10 heures (heure locale), alors que l’USS Boxer, qui transporte 2.000 Marines et des dizaines d’hélicoptères, s’apprêtait à pénétrer dans le détroit d’Ormuz.

Cet incident entre Washington et Téhéran est le dernier en date dans une région qui vit sous haute tension depuis plus de deux mois, en raison notamment de l’accord sur le nucléaire iranien, dont l’Iran a renoncé à appliquer plusieurs engagements en réponse au désengagement unilatéral des Etats-Unis de cet accord et du rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran.

Les Iraniens avaient abattu le 20 juin dernier un drone américain qui se trouvait, selon Téhéran, dans son espace aérien. Donald Trump a affirmé deux jours plus tard avoir annulé à la dernière minute des frappes militaires contre l’Iran pour éviter un lourd bilan humain, tout en maintenant ses menaces de représailles contre Téhéran.

Les incidents se multiplient également entre des navires iraniens et occidentaux dans le détroit d’Ormuz, limitrophe de l’Iran et par lequel transite une grande partie du pétrole mondial. Washington cherche à former une coalition internationale pour escorter les navires de commerce dans le Golfe persique.

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