Chantage: La justice française valide les enregistrements accusateurs conte Laurent et Graciet

Chantage: La justice française valide les enregistrements accusateurs conte Laurent et Graciet

A Paris, la Cour de cassation a accablé vendredi les deux journalistes français Eric Laurent et Catherine Graciet, poursuivis dans une affaire de chantage et d’extorsion de fonds contre le roi Maroc, en validant deux enregistrements qui sont à l’origine de leur inculpation.

Commentant l’arrêt de la plus haute juridiction française, Me Patrice Spinosi, avocat du Maroc, estime «qu’il n’existe plus aucun obstacle à la poursuite de ces journalistes, laquelle ne pourra conduire qu’à leur condamnation».

A l’origine de cette affaire, un coup de téléphone d’Eric Laurent au palais royal de Rabat, à l’été 2015. Le journaliste français annonce qu’il est sur le point de publier, conjointement avec Catherine Graciet, un livre très embarrassant contre le Maroc.

Une rencontre est alors organisée à Paris entre Eric Laurent et un avocat marocain, au cours de laquelle le journaliste a demandé 3 millions d’euros pour renoncer à la publication du livre. Rendez-vous est alors pris pour une deuxième rencontre, toujours dans la capitale française. Entre-temps, le Maroc a discrètement déposé plainte à Paris le 20 août.

A partir de là, la police française allait suivre, à distance, les deux réunions suivantes, au cours desquels l’avocat marocain a enregistré en cachette les deux enregistrements accablants contre les deux journalistes. A la fin de la troisième réunion, la police française a arrêté Eric Laurent et Catherine Graciet à la sortie d’un restaurant huppé de Paris. Ils avaient chacun 40.000 euros en poche.

Il s’agissait de l’avance de deux millions d’euros remise par l’avocat marocain aux deux journalistes, qui ont signé un document dans lequel ils renonçaient à arrêter de «nuire systématiquement au Maroc» par leurs écrits.

Les avocats des deux journalistes avaient demandé l’’annulation de ces enregistrements accablants. Une requête rejetée, en février dernier, par la Cour d’Appel de Paris et confirmée ce vendredi par la Cour de Cassation, ouvrant la voie à leur jugement pour chantage et extorsion de fonds.

 

 

 

 

 

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