Au Mali, plusieurs militaires, ainsi que d’anciens membres des forces armées, ont été interpellés ces derniers jours dans le cadre de l’enquête sur les attaques coordonnées du 25 avril 2026. L’annonce a été faite le 1er mai par le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako.
Selon les autorités judiciaires, ces hommes sont soupçonnés d’avoir joué un rôle actif dans la planification, la coordination et l’exécution des offensives menées simultanément contre plusieurs positions militaires. Ces attaques, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et le Front de libération de l’Azawad (FLA), ont notamment visé Kidal, tombée aux mains des groupes armés, ainsi que Kati, bastion stratégique proche de Bamako. Le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, y a trouvé la mort.
Le parquet évoque l’implication de militaires en activité, radiés ou en cours de radiation. Parmi eux figurerait un ancien acteur du coup d’État de 2012 contre le président Amadou Toumani Touré. Officiellement, quatre arrestations ont été confirmées, mais d’autres interpellations auraient eu lieu, tandis qu’une vingtaine de suspects restent recherchés.
Un responsable politique, Oumar Mariko, est également cité pour complicité présumée. L’opposant, aujourd’hui en exil, rejette fermement ces accusations, dénonçant une tentative de discrédit liée à ses prises de position en faveur d’un dialogue pour mettre fin au conflit.
Sur le terrain, la situation reste instable, même si un retour progressif à la normale est observé à Kidal, désormais sous contrôle rebelle.
