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A Addis-Abeba, le Maroc retrouve une place clé dans l’architecture sécuritaire africaine

Le Maroc a été élu, mercredi, membre du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, décrochant son siège dès le premier tour avec une majorité qualifiée. Ce retour au sein de l’un des organes les plus stratégiques de l’organisation panafricaine ouvre un nouveau cycle de deux ans pour la diplomatie marocaine sur les questions de sécurité continentale.

A l’issue du vote, tenu en marge de la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a salué une « marque de confiance » envers l’action du Maroc en Afrique. Il a souligné que cette élection reflète la reconnaissance du rôle du Roi Mohammed VI dans la promotion d’une approche axée sur la prévention des conflits, la médiation et le règlement pacifique des différends.

Rabat défend depuis plusieurs années une lecture globale des enjeux de stabilité, associant sécurité, développement économique et coopération Sud-Sud. Selon la diplomatie marocaine, cette vision considère que la lutte contre les crises ne peut se limiter au volet sécuritaire, mais doit s’accompagner d’investissements, de partenariats et d’initiatives en faveur du développement humain.

Il s’agit de la troisième élection du Royaume au CPS depuis son retour à l’Union africaine en 2017. Instance permanente chargée de la prévention, de la gestion et de la résolution des conflits, le Conseil de paix et de sécurité joue un rôle central dans les réponses africaines aux crises politiques et sécuritaires.

Fort de l’expérience acquise lors de ses précédents mandats, le Maroc affirme vouloir mettre à profit cette nouvelle responsabilité pour renforcer la coordination africaine face aux défis sécuritaires, tout en poursuivant ses efforts de médiation et de rapprochement entre États du continent.