Libye : Abdelhamid Dbeibah rejette la désignation d’un autre Premier ministre par le Parlement de Tobrouk

Libye : Abdelhamid Dbeibah rejette la désignation d’un autre Premier ministre par le Parlement de Tobrouk

Le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement d’union nationale (GNA), a promis ce vendredi la rédaction d’une nouvelle loi électorale afin de sortir le pays de sa crise politique, une crise qui s’est amplifiée hier jeudi avec la désignation d’un autre chef de gouvernement par le Parlement basé à Tobrouk, dans l’est du pays. 

Abdelhamid Dbeibah a promis à la télévision, qu’un projet de loi serait présenté à la Chambre des représentants puis transmis au conseil présidentiel pour promulgation. 

Cette annonce est intervenue après que le Parlement basé dans l’est du pays ait désigné hier jeudi, un nouveau Premier ministre en la personne de l’ex-ministre de l’Intérieur, Fathi Bachaga, lors d’un vote controversé susceptible de raviver les luttes de pouvoir dans ce pays miné par les crises. 

Le Parlement de Tobrouk estime que le mandat d’Abdelhamid Dbeibah a expiré avec le report des élections en décembre dernier. Cette initiative a été rejetée par Abdelhamid Dbeibah, qui peut continuer à compter sur le soutien de l’ONU. 

La Libye s’est enlisée dans une crise politique majeure après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, avec des rivalités entre les principales régions, les luttes de pouvoir et les ingérences étrangères. En pleine guerre civile, le pays avait été dirigé entre 2014 et 2016 par deux Premiers ministres rivaux à l’Ouest et à l’Est. 

Après ces années de conflits armés et de divisions, le gouvernement Dbeibah a été mis en place il y a un an, sous l’égide de l’ONU, pour mener la transition jusqu’aux élections. 

Des élections présidentielle et législatives, pour lesquelles près de trois millions de personnes s’étaient inscrites sur les listes électorales, étaient prévues pour le 24 décembre dernier, mais des divergences entre factions rivales sur les règles électorale ont abouti à l’échec du processus chapeauté par les Nations unies, quelques jours à peine avant la tenue du scrutin qui a été reporté sine die.