La France enregistre sa plus forte croissance économique en 52 ans

La France enregistre sa plus forte croissance économique en 52 ans

Selon une première estimation publiée ce vendredi par l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) français a atteint 7% en 2021, un bond qui ne s’était pas produit depuis 52 ans, juste après la crise provoquée par le mouvement de mai 1968.
Cette croissance, qui intervient après une récession record en 2020 de -8%, surpasse la prévision initiale de l’Insee et de la Banque de France qui tablaient sur une croissance de 6.7%, et s’annonce comme une des plus fortes de la zone euro.
Cette croissance a été particulièrement portée par la forte progression de la production de biens et services (+7.4%, après -8.5% en 2020), même si la production de biens « reste sensiblement en retrait » par rapport à son niveau moyen de 2019.
La consommation des ménages enregistre une hausse de 4.8% sur l’ensemble de 2021, contre -7.2% en 2020, pénalisée au premier semestre par les restrictions sanitaires et ne renouant avec son niveau d’avant la crise qu’à la toute fin de l’année.
L’investissement des ménages (immobilier, …), des entreprises et des collectivités, en rebond de 11.6%, dépasse même son niveau de 2019. Le commerce extérieur contribue légèrement à la croissance, même si, en moyenne annuelle, « les exportations et les importations demeurent en 2021 à un niveau particulièrement dégradé, respectivement inférieures de 8.5% et 5.5% à leur niveau moyen de 2019 ».
Pour l’Insee, l’économie française « dépasse désormais nettement » son niveau d’avant crise sanitaire et le ministre de l’Economie Bruno Le Maire estime que ce « rebond spectaculaire » « efface la crise économique ». Pour 2022, le gouvernement table sur une croissance de 4%, quand la Banque de France prévoit 3.6%.
Mais ces chiffres sont malgré tout à relativiser, le PIB restant à 1.6% en deçà de son niveau moyen en 2019, signe que 2021 ne marque pas totalement un retour à la normale pour l’économie, la première partie de l’année ayant encore été marquée par d’importantes restrictions sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19. Certains secteurs, comme le tourisme, les transports ou l’hôtellerie-restauration sont restés pénalisés par ces restrictions, qui ont réduit les déplacements et la vie sociale des Français.