Portugal : Guerre de clans à la BSE

Portugal : Guerre de clans à la BSE

salgadoLa presse portugaise a rapporté une investigation de la BCE, la Banque Centrale Européenne, en plus de l’attention de la Banque du Portugal, sur les déboires de la BES (Banco Espirito Santo), la première banque cotée du Portugal, qui suscitent des inquiétudes sur la stabilité du secteur financier du pays.
Depuis plusieurs jours, la BES est secouée principalement par une guerre des chefs au sein de la famille Espirito Santo autour de la succession du patron sortant de la BES Ricardo Salgado, mais également par des irrégularités dans les comptes d’ESI (Espirito Santo International) une de ses principales holdings. Conjuguées à l’annonce le 20 juin dernier du départ de son PDG, la BES a vu son titre chuter de plus de 30%. Alors que le pays vient à peine de sortir du plan d’aide de la troïka, les craintes d’une contagion à l’ensemble du secteur financier du pays, et même au-delà des frontières, sont grandes. 15% de la capitalisation boursière de BES sont détenus par le Crédit agricole qui les a vus fondre de 6 milliards d’euros en avril à 3.9 milliards actuellement.
Le 31 juillet courant, la BES doit se prononcer lors d’une assemblée générale sur la nomination de son nouveau PDG. La BCE aurait exigé, selon les médias portugais, une « clarification rapide » de la succession de Ricardo Salgado. Mais la Banque européenne n’étant pas encore le superviseur de la BES, une responsabilité qui devrait rester nationale jusqu’au 4 novembre prochain.Certains experts, la tourmente dans laquelle se trouve actuellement la BES ne constitue pas un danger immédiat pour l’ensemble du secteur financier du pays et devrait rester limitée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *