Italie : Le gouvernement déterminé à combattre la corruption

Italie : Le gouvernement déterminé à combattre la corruption

coruup-italieDepuis un mois, diverses affaires portant sur les financements occultes des partis politiques ont éclaté en Italie. La corruption constitue donc un défi de taille pour Matteo Renzi, qui paraît motivé à le relever.
Actuellement, la justice italienne est en train de traiter deux grandes affaires de corruption. Le système de digues mobiles pour la protection de Venise, Mose, en est la première. Ayant coûté 5,6 milliards d’euros (7,46 milliards de dollars) en tout, une somme de 25 millions d’euros (33,3 millions de dollars) consacrée à des pots-de-vin a été dénichée. Raison pour laquelle le maire démocrate Giorgio Orsoni a été arrêté le 4 juin dernier sur ordre du parquet ainsi qu’un ancien général de la Garde des finances en charge de la régularité des appels d’offres, un magistrat aux comptes, des industriels et des financiers. Dans le cadre de ces scandales de corruption le Parlement italien pourrait, le mois prochain, lever l’immunité du député Giancarlo Galan, qui a été gouverneur de la région de Vénétie et ministre sous Silvio Berlusconi.
Quant à la seconde affaire, elle concerne l’Exposition Universelle (Expo 2015), qui commencera le 1er mai de l’année  prochaine à Milan. Des hauts responsables de ce projet, que ce soit au niveau de la région ou du chantier, ont été arrêtés le 8 mai dernier pour leur implication dans des détournements de fonds estimés à plusieurs millions d’euros.
Ainsi, le gouvernement italien a-t-il accordé vendredi plus de pouvoir à Raffaele Cantone, un magistrat de la Cour de cassation. Actuel président de l’Autorité nationale anticorruption, il pourra passer au peigne fin tous les comptes de l’Expo 2015. Dans cette tâche, il sera épaulé par une équipe de quatre autres magistrats experts dans les enquêtes bancaires, sans omettre les 300 collaborateurs dont il dispose au sein de la structure qu’il dirige.
« Nous l’avons mis en position de peser réellement dans le déroulement correct des adjudications. Ce n’est qu’un premier. Il sera suivi dans deux semaines par une réforme plus large de la justice », a déclaré, à ce propos, le Premier ministre italien, bien décidé à combattre la corruption.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *