Grèce : Remise en question par Eurostat de l’excédent primaire annoncé

Radermacher_StournarasLe directeur général d’Eurostat, Walter Radermacher, a déclaré samedi dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung ne pas encore disposer « de chiffres sérieux pour le déficit, ni pour le montant de la dette grecque en 2013 ».  L’excédent primaire annoncé pour 2014 par cet Etat n’est donc pas confirmé par l’Institut européen des statistiques.
D’après le patron d’Eurostat, les données chiffrées nécessaires seront collectées jusqu’au terme du mois de mars. Et d’ajouter que, « nous ne calculons pas les chiffres comme le voudrait le Premier ministre grec, M. Samaras, mais comme le veulent les lois et les normes». Des propos on ne peut plus incendiaires. Ce, d’autant plus que le chef du gouvernement grec a, à plusieurs reprises sur les 4 derniers mois, annoncé un excédent budgétaire primaire en 2014. Ce qui, en cas de concrétisation, aurait permis le retour du pays sur les marchés. Mais, les indications de M. Radermacher semblent avoir brusquement mis un coup d’arrêt à ces perspectives. Ce sont les relations entre la Grèce et la Commission de l’Union Européenne (UE) qui risquent d’en pâtir.
Bien qu’Athènes assure actuellement la présidence tournante de l’UE, cela ne paraît pas suffire à normaliser ses rapports avec Bruxelles. Pour preuve, le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, ne s’est pas gêné de critiquer ouvertement samedi les prévisions établies par la troïka (Commission de l’UE, Fonds Monétaire International (FMI), Banque Centrale Européenne (BCE)) sur l’économie de cet Etat. « En septembre 2013, les créanciers publics ont déposé sur mon bureau un plan d’économie de 3 milliards d’euros (4 milliards de dollars) supplémentaires pour le pays, basé sur des estimations erronées … Si j’avais accepté, cela aurait été un désastre ! », a-t-il déclaré.
De plus, les mêmes bailleurs de fonds, censés effectuer une mission depuis déjà un mois en Grèce, vont de report en report.

1 Comment

  1. La Grèce n’a pas fini de passer sous les fourches caudines des autres pays européens. et pas seulement de Bruxelles, Berlin et toujours là comme un vigile fidèle au poste

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