Livraison d’armes turques aux rebelles syriens, Ankara dément

turquie-syrie-armeLes autorités turques ont jusqu’à présent démenti toute livraison d’armes aux rebelles en lutte contre le régime syrien de Bechar Al Assad, alors que des sources non officielles assurent le contraire.
Citant des documents turcs et onusiens, le quotidien « Hurriyet Daily News », rapporte dans sa livraison de lundi, que depuis le mois de juin dernier, Ankara a livré près de 47 tonnes d’armes et de munitions aux rebelles syriens, sans fournir de détails sur la nature de cet armement.
Pour le seul mois de septembre, 29 tonnes d’armes et de munitions ont franchi les frontières turques avec la Syrie, a destination de la rébellion syrienne, précise le journal citant des chiffres prélevés de la base de données statistiques de l’ONU (Comtrad) et de l’Institut turc de la Statistique (Turkstat).
La Turquie qui partage 900 km de frontière avec son voisin syrien et abrite sur son sol plus de 600.000 déplacés syriens, a toujours nié avoir fourni des armes à l’opposition syrienne, précisant que son action se limitait à des aides humanitaires aux populations civiles en Syrie.
N’empêche que les hautes autorités turques ont exprimé ouvertement et à maintes occasions, leur soutien politique à l’opposition syrienne en guerre depuis près de trois ans, contre le régime du président Bachar Al Assad.
La guerre civile en Syrie, est née dans la foulée du printemps arabe, suite à des manifestations pacifiques ayant éclaté le 15 mars 2011, contre le régime en place à Damas. La révolte populaire a été aussitôt réprimée et  transformée par l’armée de Bachar en un véritable carnage humanitaire qui a fait jusqu’à décembre 2013, selon des données des nations Unies, plus de 100.000 morts et des millions de déplacés à l’intérieur de la Syrie et dans les pays voisins.

1 Comment

  1. De toute façon on ne peut que saluer le geste d’Ankara qui non seulement accroît ses aides humanitaires au peuple syrien et aux centaines de milliers de déplacés, mais elle a aussi le courage de faire ce bon nombre de pays arabes et musulmans n’osent pas faire pour déloger de Damas, le régime autoritaire et sanguinaire de Bashar Al Assad.  

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