Israël veut se racheter auprès d’Ankara après l’assaut contre sa flotille

drapeaux_turquie_israelIsraël cherche à se racheter auprès des autorités d’Ankara après une coupure des relations bilatérales à la suite de l’assaut militaire israélien contre une flottille humanitaire qui se rendait en mai 2010 à Gaza.
L’attaque avait fait neuf morts et plusieurs blessés parmi les passagers turcs du navire Mavi Marmara qui transportait des militants pro-palestiniens acheminant une aide humanitaire aux populations palestiniennes de Gaza soumise à un blocus israélien.
Pour clore ce dossier, Tel-Aviv propose à la Turquie la somme de 20 millions de dollars à titre d’indemnisations aux familles des victimes de l’agression israélienne, alors qu’Ankara en demande 30 millions de dollars. L’offre initiale d’Israël se limitait à 15 millions de Dollars.
Les tractations autour du montant de l’indemnisation n’ont pas encore abouti à un accord qui devrait conduire à la normalisation entre les deux pays.
« Des pas importants ont été faits, il reste encore des points à régler », a confié lundi à la presse, le vice-Premier ministre turc, Bülent Arinç sans entrer dans les détails. « Nous ne sommes pas encore au niveau de la signature (…) mais la solution est proche », a-t-il ajouté.
Néanmoins, d’un point de vue israélien, un tel accord ne intervenir qu’après les élections du 30 mars en Turquie. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan et son parti déjà mis à mal par le scandale de corruption, estime la même source, risquent de voir leur cote de popularité chuter fortement en cas de normalisation avec l’Etat hébreu.
En contrepartie de l’indemnisation des familles des victimes, Israël souhaite que la Turquie, son allié stratégique des années 90, renonce à poursuivre en justice les soldats et officiers israéliens auteurs de l’assaut de 2010. Les Israéliens exigent également une normalisation immédiate qui aille au-delà du simple retour de l’ambassadeur turc à Tel-Aviv.
Les excellents rapports qu’Ankara entretenait avec Tel-Aviv ont profondément souffert du fait de l’intervention meurtrière « Plomb durci » de l’aviation Tsahal contre la bande de Gaza de décembre 2008 à janvier 2009.L’assaut lancé le 31 mai 2010 contre le navire turc « Mavi Marmara » a été telle la goutte qui a fait déborder le vase, puisqu’il a entraîné une totale rupture diplomatique et économique entre les deux pays.

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