Au Proche Orient, le partage de l’eau rapproche

partage-de-l'eau-proche-orientLa mer Morte sera-t-elle promise à une nouvelle vie ? Berceau de plusieurs civilisations millénaires, cette mer fermée dont le niveau ne cesse de baisser, devrait être sauvée après l’accord tripartite passé entre israéliens, palestiniens et jordaniens pour y apporter de l’eau en provenance de la mer Rouge.
Les prévisions des scientifiques donnaient à la mer Morte jusqu’en 2050 avant de s’évaporer totalement. Mais l’accord signé ce lundi à Washington ouvre la voie à la concrétisation  d’un vieux projet reporté depuis un siècle. Désormais, il sera possible d’apporter à la mer Morte quelque 200 millions de mètres cubes d’eau salée par an à travers un aqueduc depuis la mer Rouge. Toutefois, si les obstacles politiques et techniques ont été surmontés, il reste le défi du financement de ce projet pharaonique.
Parallèlement à l’accord sur le sauvetage de la mer Morte, les trois parties ont convenu d’un partage des ressources en eau douce qui font cruellement défaut dans la région. La construction d’une usine de dessalement de l’eau de mer à Aqaba, dans le sud de la Jordanie, devrait contribuer à cet effort. Israël qui est accusé par les Palestiniens d’accaparer les ressources en eau de la région a, d’autre part, accepté de vendre de l’eau dessalée à l’Autorité Palestinienne. Les israéliens ont dans la foulée, accepté de céder à la Jordanie de l’eau douce en provenance du lac Tibériade.
Pourtant, malgré leur importance indéniable dans la diminution des crispations dans la région, ces accords ne signifient pas  qu’israéliens et palestiniens soient proches d’un accord politique fondé sur l’échange de la terre contre la paix. Car, parallèlement aux négociations de paix menées laborieusement par les Etats-Unis, Israël poursuit obstinément sa politique de construction de colonies sur les territoires palestiniens occupés en 1969.

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